Sarko : ce qu'il dit, ce qu'il fait ...


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Lors de sa visite à Nice, mardi, sur le thème de l'insécurité, Nicolas Sarkozy a lâché une phrase... incompréhensible, comme l'a remarqué Yann Barthès du Petit Journal de Canal+.

Voilà la phrase en question: "Au nom de quoi est-ce contraire à la constitution qu'un individu qui revient pour la dixième fois devant le même tribunal pour le même délit, soit condamné non pas pour ce qu'il a fait la dixième fois, mais par le fait qu'il a fait quelque chose la dixième fois et que ça fait dix fois qu'il se moque de la société."

Quelqu'un a-t-il compris cette phrase?

 

http://www.lepost.fr/article/2009/04/22/1506579_quand-nicolas-sarkozy-s-embrouille.html


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Jeudi 23 avril 2009 4 23 /04 /Avr /2009 22:08

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Par Henry-le 22/04/2009
Le 3 avril 2007 devant les marins pêcheurs de Lorient, le Président, actuel, de la République Française tenait ces paroles : " Ici, quand on a recours à la violence, ce n'est pas pour se distraire, ce n'est jamais pour nuire à autrui. C'est parce qu'on est désespéré. C'est parce qu'on n'a plus de recours et qu'on se sent condamné à la mort économique et à la mort sociale..."
Aujourd'hui, Monsieur le 1er Ministre, va faire poursuivre les "Conti" sous la bénédiction du Président. Moi, je ne vais pas demander pardon pour une parole, un discours, au nom de la France.
Je vais simplement, étant pour la justice, contre l'infamie et la trahison d'un Président envers ses compatriotes, au travers de la citation ci-dessus, pardonner à la majorité de Français qui ont, par la voie des urnes, voté pour cette personne.
Je leur dis : Il est temps d'ouvrir les yeux, de comprendre et surtout de regarder sa propre misère ainsi que celle de ses voisins. Il faut maintenant arrêter de se voiler la face et réagir. Nous ne pouvons plus continuer à exister dans cette voie, où tous les jours on nous assassine un peu plus fort. Je ne parle pas de révolution (je suis un peu vieux pour employer ce mot).
Mais devant tant de lâcheté, de mensonges, et surtout de honte d'avoir les dirigeants que nous avons, il faudrait que le 1er Mai devienne un jour qui va marquer l'histoire. Les défilés, c'est bien. On chante (un pas en avant, combien en arrière...) on rigole jaune, on mange des brochettes et on rentre chez soi, avec la satisfaction d'avoir contré cette dictature et on s'endort.....jusqu'à la prochaine manif. Je dis non. Nous ne pouvons continuer dans ce sens. Nous sommes arrivés à un virage qu'il va falloir négocier comme un pilote de rallye : çà passe ou çà casse. Il y a tellement d'endroits stratégiques à bloquer (vieux militaire qui parle) pour faire entendre notre sourde pensée. Il faut, qu'à la fin de cette journée, le lendemain soit figé et que tous ceux qui souffrent (même ceux qui ont voté pour ce tyran) soient ensemble.
C'est de notre devoir de sauver ce qui peut encore être sauvé et surtout de les accueillir avec nous, sans rancune. Mais, ce n'est qu'un rêve...
 Maintenant, Messieurs que l'on nomme grands, vous pouvez m'envoyez vos gendarmes, je serai sans armes (quoique...).
Au fait, après avoir incité à la "rebellion citoyenne", j'adore les oranges.
Vous avez, toutes et tous, mon amitié.
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Mercredi 22 avril 2009 3 22 /04 /Avr /2009 18:17

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Les excuses de Ségolène Royal a José Luis Zapatero n'ont bien entendu pas laissé Nicolas Sarkozy de marbre. Le Canard Enchaîné dans son édition de cette semaine rapporte deux réactions présidentielles à ce coup d'éclat de l'ex candidate à la présidentielle.

 

"Elle est vraiment très spéciale cette Ségolène, déclare le président devant sa garde. Elle est prête à tout. On va bien s'amuser avec elle. Mais vous verrez, à la fin, ce sont les socialistes qui vont la bâillonner."

 

Plus injonctif, Nicolas Sarkozy déclare quelques heures plus tard: "Il faut flinguer Royal! Il ne faut pas laisser passer ça sinon elle va nous faire le coup tous les deux jours."

 

Bertrand, Jégo et Lefebvre ont alors attaqué dans des déclarations Ségolène Royal. Le conseiller judiciaire de l'Elysée Patrick Ouart n'a cependant  pas été écouté. Lors d'une réunion, il annonçait pourtant: "Il y a dans le Code pénal un article qui punit l'attitude qui consiste à écrire à un chef d'Etat étranger pour flinguer son propre pays, c'est le délit de trahison."

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Mercredi 22 avril 2009 3 22 /04 /Avr /2009 17:59

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Le gouvernement vient d¹annoncer la parution d¹un décret limitant temporairement certaines rémunérations exceptionnelles de très hauts dirigeants dans quelques entreprises qui ont bénéficié d¹une aide de l¹Etat, dans le cadre des plans de sauvetage des secteurs bancaire et automobile.  Cette annonce est parfaitement insuffisante et ne répond pas aux abus constatés jour après jour..


Lire le communiqué de Michel Sapin

Lire le communiqué de Jean Marc Ayrault

Rémunérations des patrons : scandales en stock et loi en option

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Dimanche 5 avril 2009 7 05 /04 /Avr /2009 12:18

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Le porte-parole du Premier ministre britannique a estimé vendredi que les remarques critiques du président Nicolas Sarkozy sur l'économie britannique relevaient de la politique intérieure, tout en laissant poindre l'irritation de Gordon Brown.

Lors d'une émission télévisée jeudi soir, M. Sarkozy avait notamment estimé que la décision de M. Brown d'abaisser la TVA de 17,5% à 15% dans l'espoir de relancer la consommation, n'avait "amené absolument aucun progrès".

Commentant la situation économique outre-Atlantique et outre-Manche, M. Sarkozy avait également lâché: "franchement quand on voit la situation aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, on n'a pas envie de leur ressembler".

"L'Elysée nous a contactés ce matin pour nous assurer que ces commentaires ne visaient pas à critiquer la politique économique du Royaume-Uni, ce qui est gentil", a déclaré le porte-parole de M. Brown, sur un mode légèrement sarcastique.

"Il est important de se souvenir du contexte dans lequel ces propos ont été tenus", a-t-il souligné lors de son briefing quotidien. "D'après ce que je comprends, c'était un débat de politique intérieure en France à la télévision sur les perspectives de l'économie française et des propositions pour la relancer".

Il a affirmé qu'il était de toute façon prématuré de tirer un bilan de la baisse de la TVA, mesure controversée au Royaume-Uni comme en Europe.

"Comme nous l'avons toujours dit, la baisse de la TVA va durer un an donc il est bien trop tôt pour en juger les effets", a insisté le porte-parole.

"Nous avons fait valoir nos arguments en faveur d'une baisse de la TVA et nous avons toujours dit que les autres pays doivent prendre les mesures qui conviennent à leur propre situation économique, mais l'important est que nous coordonnions nos efforts", a-t-il poursuivi.


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Samedi 7 février 2009 6 07 /02 /Fév /2009 17:45

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20080124.jpg Pourquoi ils deviennent sarkophobes
Extraits du dossier du Nouvel Obs
(N° 2255 du 24/30 janvier 2008)
 
Les Sarkophobes
Ca vous a pris il y a des mois, plusieurs semaines ou seulement quelques jours. Troubles visuels provoqués par une photo de Carla B. Fortes migraines sans doute dues à une inflammation des «racines chrétiennes». Cauchemars peuplés de dictateurs arabes jouant avec des centrales nucléaires françaises. Et, dans les phases les plus aiguës, crises de nerfs déclenchées par le retour d'un refoulé désormais identifié : cadeau fiscal, 35 heures, pouvoir d'achat... Vous êtes probablement victime d'un début de sarkophobie !
Les Moralistes
Alain Finkielkraut «abhorre» l'«hystérie» ou le «rire abject» de ceux qui conspuent le président. Et il sera peut-être furieux de figurer dans ce dossier. Qu'il nous pardonne, mais il illustre à merveille le calvaire de ceux qui espéraient voir Nicolas Sarkozy jouer dans un grand film et qui le regardent, effarés, tous les soirs en direct, se donner en spectacle dans un nouveau feuilleton d'«Elysée Palace». Ou pis encore, pour l'ombrageux philosophe, à la parade de Mickey. Finkielkraut est bien obligé de le reconnaître : le comportement présidentiel est l'exact inverse de ce qu'il professe. Offense à la «bienséance» («Il consulte ses textos en présentant des journalistes au pape»), cynisme néo-soixante-huitard («A Rome, il condamne la démesure consumériste, et dès qu'il revient il se comporte comme un enfant gâté»), triste divertissement («Quand on est président, on ne va pas à Disneyland, on fait semblant d'aimer le Louvre») , vision économiste du monde («Les propositions de la commission Attali sont effrayantes») . Et enfin «triomphe de la raison calculante» : «Ce qui est demandé à Hortefeux est scandaleux. L'honneur de l'humanité est d'agir au cas par cas, pas de faire du chiffre») .
Les prophètes
Mon premier a osé la question à la une de ce qui était alors son magazine : «Sarko est-il fou ?» Mon deuxième n'hésite pas à situer le président de la République à droite de Le Pen. Mon troisième va jusqu'à opérer «une analogie» entre sarkozysme et pétainisme. Jean-François Kahn, l'ex-directeur de «Marianne», Emmanuel Todd, le démographe et historien, et Alain Badiou, le penseur phare de la gauche radicale, sont les trois prophètes de l'anti-sarkozysme. Leur regard sur l'hôte de l'Elysée n'est pas critique, il est assassin. Kahn stigmatise «l'abus, parfois hallucinant, du «je»». Todd a décrit «un président banalement agressif en tant qu'homme» à propos de son face-à-face avec les pêcheurs du Guilvinec. Selon lui, Sarkozy ministre de l'Intérieur «a utilisé l'appareil d'Etat pour enflammer les banlieues». Badiou estime qu'avec la mort du communisme «le capitalisme peut à nouveau se présenter comme la solution indépassable, et l'argent être réintroduit comme valeur». «Sarkozy est l'homme de tout ça», ajoute-t-il.
Les gardiens du pacte républicain
Un tour de force. Réussir à ulcérer, en même temps, des catholiques, des juifs, des musulmans, des francs-maçons de droite comme de gauche. Tous unis contre le nouvel évangile sarkozyen. Jean-Michel Quillardet, grand maître du Grand Orient de France a piqué un coup de sang : «Les anti-Lumières sont en train de prendre leur revanche. Le pacte républicain qui permet à chacun de vivre avec sa foi ou sa non-foi est menacé !». Jean-Pierre Mignard, catho de gauche : «A croire que ce qui intéresse Nicolas Sarkozy dans la religion, c'est que le troupeau soit bien gardé. Comme Mourras.» Bernard-Henri Lévy renifle les mêmes relents dans cette «vision du catholicisme fondement du lien social». Une indignation qui ne se limite pas aux sarkophobes patentés. Patrick Klugman, l'ancien président de l'Union des Etudiants juifs de France, s'étonne de ce président qui parle de Dieu à tout bout de champ «alors qu'on sort à peine d'un débat sur les signes ostentatoires religieux». Khalil Merroun, recteur de la mosquée d'Ivry, prévient : «Quand on donne sa préférence à une famille spirituelle, on manque à l'égalité de traitement.» Mais BHL parie sur le «cynisme de Sarkozy» :«il a fait un petit tour chez les catholiques. Il ira en faire un autre très vite du côté des juifs, des francs-maçons ou des musulmans.» Bingo. Le président vient de vanter le rôle «civilisateur» de l'islam.
Les stigmatisés
Le p'tit pois - entendez le juge, dans le verbe présidentiel - se rebiffe. A la rentrée solennelle de la cour d'appel de Nîmes, le premier président Jean-Pierre Goudon s'est payé le chef de l'Etat. Revenant sur les propos de Nicolas Sarkozy comparant les magistrats de la Cour de Cassation à «des petits pois alignés, même couleur, même gabarit, même absence de saveur», Goudon a ironisé : «Ces propos venant du chef de l'Etat, garant de l'indépendance de la magistrature, ont beaucoup choqué la communauté judiciaire, mais en ce début d'année soyons zen, tout soumis à notre obligation de réserve et respectueux des institutions !» Avant de dénoncer, au passage, le «démon du spectacle, du voyeurisme ou du vedettariat»...
«Sarko frappe quand on ne peut pas se défendre, explique Jean-Pierre Havrin, ancien patron des polices de Haute-Garonne, lui aussi stigmatisé en 2003. Taper des fonctionnaires soumis à l'obligation de réserve, c'est facile. Ou lancer au pêcheur de Guilvinec «descends si tu l'oses !» quand on est entouré de gardes du corps, ce n'est pas héroïque !» Sarko, faux dur à la langue trop bien pendue, finit par créer des envies de coup de boule ! Même dans la police...
Les humiliés
Ceux-là ont subi à leurs dépens le caractère vindicatif d'un Sarkozy qui n'hésite pas à menacer de représailles quiconque ose lui résister. Ainsi, Azouz Begag, ministre délégué à la Promotion de l'Egalité des Chances dans le gouvernement Villepin. Il a eu l'imprudence, à propos de l'emploi, fameux, du mot «racaille», de déplorer une «sémantique guerrière». Coup de téléphone furibard de Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur : «Tu es un connard, un déloyal, un salaud ! Je vais te casser la gueule». François Goulard, également ministre du gouvernement Villepin à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, a eu droit au même traitement. Son crime à lui ? Avoir été le dernier des partisans de la candidature Villepin, en 2007. Aujourd'hui Begag accuse Sarkozy d'«avoir semé la haine dans les banlieues».et Goulard s'est interroge récemment pour savoir si l'actuel quinquennat sera «autre chose qu'une suite d annonces tonitruantes et de demi-réformes présentées comme des révolutions».
Les rivaux
Bayrou est sans doute le sarkophobe le plus construit et le plus brillant. Il dézingue en toutes occasions le président Sarkozy. Ses dernières flèches :«Il y a un côté, comment dirais-je, puéril, enfantin dans cette idée qu'on va tout mettre par terre et tout reconstruire, sans réflexion préalable, sans concertation... La politique du tournis, c'est le contraire d'une vraie politique de réforme.»
Villepin ne supporte pas que celui qu'il appelait naguère, devant ses collaborateurs, «le nabot» ou «le nain» l'ait écarté du pouvoir et précipité dans les bras de la justice, par le biais de l'affaire Clearstream. Rien ou presque ne trouve grâce aux yeux de l'ancien Premier ministre dans l'action du nouveau président. Il a ainsi fustigé les tests ADN en des termes d'une rare violence : «Ce type de législation n'est pas de mise dans notre pays. Notre mémoire, notre histoire nous conduit à condamner tout ce qui ressemble à ce genre d'arsenal, dans la mesure où nous avons connu les rafles.»
Les épidermiques
Yannick Noah est un anti-Sarko épidermique. Extrait de son interview au «JDD», qui venait de le couronner, le 23 décembre dernier : «Tout me choque [chez lui] ! L'attitude, le ton, l'arrogance me choquent. Le déballage de rigueur, le cynisme me choquent. La désinformation me choque. Tout me choque..Je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui m'ait dit ce qu'il avait vraiment fait ! Qu'est-ce qu'il y a eu à part un brouhaha et de la godille ? Quels problèmes ont été réglés ? C'est le roi avec sa cour, et tous les courtisans se mettent à genoux.». Sans surprise, on retrouve sur la ligne Noah un grand nombre de blacks et de beurs. Lilian Thuram, le premier, avait montré la voie du temps où Sarkozy était ministre de l'Intérieur. «Quand il parle de nettoyer au Kàrcher, il ne sait peut-être pas ce qu'il dit, Sarkozy. Moi, je le prends pour moi», avait expliqué le défenseur du FC Barcelone. Le rappeur Joey Starr lui a emboîté le pas : «J'ai trouvé déplorable qu'un homme politique tienne un langage de concierge, contribue à mettre le pays à feu et à sang, et ne s'excuse pas.»
Mais nombreux sont les anti-Sarko épidermiques qui appartiennent à la majorité visible. Anémone : «Ce type me fait peur. Son discours est désespérant, bête et démagogique.» Patrick Timsit : «Sarkozy va faire un incendie dans les banlieues. » Eric Cantona : «Napoléon, c'est un géant qui était petit. Aujourd'hui, il est remplacé par le Pen avec un masque : Sarkozy.» La plupart de ces people ont dénoncé l'amendement Mariani instaurant des tests ADN pour les enfants d'étrangers candidats à l'immigration en France. Dans ce combat, les femmes ont été en pointe, en particulier Isabelle Adjani, Josiane Balasko, Emmanuelle Béart et une certaine ... Carla Bruni.
Les tenants de la folie
Dans les familles «sarkophobes», il en est une un peu particulière : celle qui cherche des explications mentales à la conduite du chef de l'Etat. Nicolas Sarkozyest un homme que tous les psys rêveraient d'allonger sur leur divan... Fou ? Non, «limite», «borderline» plutôt, bourré de tics, avec cette bouche qui se tord, ces épaules qu'il hausse l'une après l'autre, cette façon très «voyoute» de refuser la moindre contradiction et de rouler alors des mécaniques, défiant l'adversaire qu'il soit marin-pêcheur, journaliste ou racaille supposée. Hyperactif, bien sûr. «Si c'était un enfant, relève l'analyste Jean-Pierre Winter, il faudrait d'urgence lui prescrire de la Ritaline.» Inquiète-t-il ? Sûrement. «Il me fait peur depuis le début, une peur phénoménale, comme quelqu'un qui pourrait nous entraîner vers le cauchemar !», poursuit le psychanalyste.
Le psychanalyste Jacques-Alain Miller, gendre de Lacan, commence à se poser des questions sur «cette transgression permanente érigée en méthode de gouvernement, et sur cette tendance naturelle à la démesure». L'énergie, jusque-là sujet d'admiration, «n'est pas focalisée» et confine parfois «à la confusion». «Même s'il a toute légitimité pour changer les codes, ici, on est plutôt devant une boussole qui s'affole.»
Serge Hefez, spécialiste de la thérapie familiale, qui décrivait Nicolas Sarkozy en «pervers narcissique» au début de son mandat, trouve désormais qu'il ressemble à un prestidigitateur qui croirait à ses tours : «En fait, il ne sait plus où est sa vérité : chanoine avec le pape, remarié ou presque deux mois après un divorce.... On le sent prêt à n'importe quoi.» Pour peu que sa sincérité soit remise en question, «il pète aussitôt les plombs. En fait, ça le rend dingue». Le psychanalyste ne serait pas surpris si, un jour, comme Napoléon, «il enfilait un grand manteau d'hermine, et allait à Notre-Dame se mettre une couronne sur la tête».
Les critiques de l'étranger
Angela Merkel déteste sa familiarité. Sa façon de vous attraper par le bras, de vous embrasser et de vous parler sous le nez. Mais l'aversion de la chancelière pour Sarko ne tient pas qu'à son comportement : elle lui reproche aussi sa politique «m'as-tu-vu», sa conception d'une Europe méditerranéenne qui pourrait miner l'Union, son opportunisme commercial... Ainsi à propos de Kadhafi, le «Zeit» écrit : «A l inverse a Angela Merkel, Nicolas Sarkozy excelle à éviter les questions qui fâchent avec un hôte aussi bien argenté.» Surnommé «Monsieur Muscle» dans les gazettes d'outre-Rhin, Sarko est «Action Man» ou «Speedy» dans la presse britannique. Flatteur ? Pas vraiment. «II serait naïf d'attendre de lui une quelconque cohérence», assène un éditorialiste du très libéral «Financial Times». Tandis que le «Guardian», de gauche et sans illusions, s'interroge : «Comment expliquer son cursus placé sous le signe de l'esbroufe et de la félonie ?» Aux Etats-Unis, «Newsweek» doute : «Les gros titres disent que Sarkozy roule à un train d'enfer. Mais où va-t-ïl à cette vitesse ? On ne le saitpas.» L'image n'est guère meilleure en Espagne. «Sarkozy n'agit pas en vrai libéral mais en monarque d'un empire évanoui», tranche «laVanguardia». Tandis que dans le monde arabe la presse déplore sa vassalisation à un président finissant : «Bush peut faire croire que son interventionnisme militaire n'a pas échoué puisque la France, son adversaire le plus déterminant, rentre au bercail», souligne «Al-Hayat», un quotidien saoudien basé à Londres. Et en Afrique ? Le quotidien sénégalais «Sud» résume le malaise : «Sarkozy est en mission coloniale à lui tout seul.» Joli dossier de presse !
 
 
Retrouvez l’intégralité du dossier du Nouvel Observateur N° 2255 sur :
 
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Mercredi 30 janvier 2008 3 30 /01 /Jan /2008 09:23

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Libération n° 8312 du 26 et 27 janvier
Extraits
Pourquoi il agace la planète
 
Alors qu’il est en visite d’Etat en Inde, Nicolas Sarkozy et son style provoquent de plus en plus d'agacement dans les grandes capitales du monde.
 
Il intriguait les dirigeants de la planète, il les agace de plus en plus. Dans la presse étrangère, Nicolas Sarkozy, présenté à ses débuts comme un Président «réformateur», «moderne», décidé à rompre avec les postures gaullistes de la France, reste plus que jamais à la Une, mais pour d’autres raisons. Après l’épisode «Cécilia, le divorce»,c’est désormais son style, ses goûts de luxe et les frasques de sa vie privée qui sont disséqués par les médias du monde entier. Comme ceux d’une star abonnée aux revues people.
 «Speedy» et «sexy». L’Inde, où le président français effectue une visite d’Etat depuis vendredi, en est l’illustration. Depuis des jours, «speedy Sarko» et «sexy Carla» occupent des pages entières dans les quotidiens du pays.
Dessiné en joggeur pendu à son portable ou caricaturé en Napoléon par la presse internationale, Sarkozy a réussi en quelques mois à dilapider l’énorme a priori positif dont il jouissait auprès des opinions publiques étrangères.
En Europe, il irrite Angela Merkel, insupporte Gordon Brown et n’amuse pas du tout les dirigeants des petits Etats, qui le jugent arrogant.
 
Vu de l’UE : une girouette qui inquiète
Ses positions changeantes sur l’Europe agacent ses partenaires à Bruxelles
En quelques mots, Janez Jansa, le Premier ministre slovène, a rendu public l’agacement que suscite le style Sarkozy en Europe : «Nous ne nous battrons pas pour être les vedettes, cela nous est égal», a lancé, le 16 janvier, devant le Parlement européen, celui qui préside l’Union pour un semestre. La Slovénie ne cherchera pas «le grandiose», mais «la substance», a-t-il ajouté, un rien méprisant.
Vu d’Allemagne «Président Duracell»
La formule prêtée à la chancelière Merkel résume la déception outre-Rhin.
Que faut-il attendre d’un tel partenaire ? La vie privée du président français anime depuis des semaines la presse people allemande. Mais même le très respecté hebdomadaire der Spiegel s’interroge cette semaine : «Est-il assez mûr pour diriger un pays membre du G8, qui plus est une puissance nucléaire?» Traditionnellement sarcastique avec la France et ses dirigeants, le magazine allemand consacre au couple Sarkozy-Bruni sa Une et un dossier de quatorze pages baptisé «Affaire d’Etat Sarkozy-Bruni : l’érotisme du pouvoir». «Angela Merkel ne serait plus à son poste depuis longtemps si elle partait en vacances aux frais des patrons allemands», insiste le magazine,qui n’est pas le seul à partager cette opinion.
Vu d’Egypte : une visite polluée par sa vie privée
La présence de Bruni, bousculant le protocole, a terni ce premier voyage au Proche-Orient.
Le rocambolesque voyage en Egypte de Sarkozy fin 2007 n’a pas aidé à clarifier son image aux yeux du monde arabe. Ceux qui voyaient en lui la copie d’un Blair à la botte de Washington en sont restés au même point : les objectifs politiques de ce premier déplacement au Proche-Orient ont été noyés par la mise en scène de son séjour privé.
Prévue sur deux jours, la visite n’avait duré que quelques heures, le temps d’un entretien et d’un déjeuner avec le président Moubarak, du dépôt d’une gerbe au mémorial el-Sadate et d’un débat expédié avec des personnalités. Le tout entrecoupé de pauses «personnelles», dont un aller-retour aux pyramides avec Carla Bruni.
 «En public, il s’est montré impressionnant, direct, porteur d’une vraie rupture avec une France à l’ancienne. Mais en comité restreint, il a semblé incapable de se concentrer sur ses interlocuteurs, davantage intéressé par sa compagne», avouait un haut responsable.
Vu de Grande-Bretagne «Un crime contre le style français»
L’affichage de l’idylle présidentielle fait glousser outre-Manche.
« Là où Sarkozy commet une faute c’est en affichant son histoire d’amour devant les caméras au moment où la plupart des Français sont profondément inquiets (The Times 19 janvier)
Sarkozy l’amoureux fait glousser nos voisins d’outre-Manche depuis quelques semaines. Jaloux jusqu’ici d’une France où politique semblait rimer avec glamour et mystérieuses romances, les Britanniques dénoncent l’affichage des amourettes présidentielles en vitrine de l’Elysée. «La faute de Sarkozy est un crime contre le style français», dénonçait, mi- janvier, le quotidien The Times. Car le Président est à deux doigts d’être «cool» sans jamais y parvenir tout à fait. «Il lui manque au moins cinq centimètres pour porter des lunettes d’aviateur. Il est trop grassouillet de cinq kilos pour jouer les Poutine et enlever sa chemise en public. Et à 52 ans, il a cinq ans de trop pour être photographié la main sur le ventre dénudé de sa maîtresse», affirme le Times.
 
Lire la totalité du dossier sur
 
1599.png Cerise sur le gateau !
Couverture du magazine satirique espagnol de janvier El Jueves
Légende : "Viens ma chérie il ne faut pas cacher notre amour aux Francais"

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Mardi 29 janvier 2008 2 29 /01 /Jan /2008 10:29

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Ségolène, l'avenir du PS

L'AVENIR DE LA FRANCE ET DU PS C'EST AVEC SEGOLENE ROYAL QU'IL SE FERA !


Désirs d'avenir78

Coordination départementale

Martine Gavelle, Mireille Bourbon-Perez et Florian Bohême (Jeunes d'avenir)
Courriel :   segolene78@orange.fr













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