Débats participatifs 78


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Compte rendu de la réunion du mercredi 14 mai (Compte-rendu réalisé par Sylvette et Françoise)

Réunion organisée par « Ségolène 78 »

Invité : Jean Pierre Mignard, membre du PS, avocat, proche collaborateur de Ségolène Royal, Président de Désirs d’Avenir

 

Martine Gavelle (coordination DA 78) présente les excuses de Patrick Malivet 1er Secrétaire Fédéral (qui est arrivé en fin de soirée), Eddie Aït maire PRG de Carrières sous Poissy, représenté par son adjointe Mireille Bourbon-Perez, et salue les élus présents dont les trois plus jeunes Lise et Samia conseillères municipales aux Mureaux et Florian Bohême conseiller municipal d’opposition à Houilles

La soirée est prévue en deux parties : exposé de Jean Pierre Mignard puis questions-réponses, le tout suivi d’un pot offert par les animateurs DA.

 

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Exposé de Jean Pierre Mignard

 

Positionnement DA et « Pour un congres utile et serein » par rapport au PS

 

JPM explique que nous entrons dans la période de Congrès qu’il qualifie de « procédure spécifique au PS » « lourde, peu compréhensible pour les Français » et que les amis de S.Royal auront « tout tenté pour percer cette opacité » ne serait-ce que par « la démocratie participative ».

L’objectif de DA et de « Pour un Congrès utile et Serein » c’est que «  le PS devienne le grand parti populaire de transformation sociale dont le pays a besoin ».

 

DA qui est légalement un parti politique «n’a pas d’autre avenir que celui du PS ».

« Il convient d’intéresser au Congrès du PS les amis pas au PS, les responsables sociaux, les citoyens en général ».

« Innover en cours de campagne comme pendant les présidentielles a produit des télescopages, nous n’avons pas été à la hauteur de la qualité du travail participatif.

Le rythme de la campagne- rapide - n’est pas compatible avec celui de la démocratie participative – plus lent. »

C’est pourquoi cette fois-ci « nous avons voulu prendre le temps en lançant « Pouruncongrèsutileetserein ».

Nous avons déjà reçu plus de 1 500 contributions.

 «Le cadre du travail est précisé : nos valeurs plus des questions (…) La Démocratie est menacée si la démocratie représentative n’est pas appuyée par la démocratie sociale (participative) qui en fait renforce les pouvoirs de la première. »

Si les deux n’existent pas cela conduit au Berlusconisme ou au populisme où « tous sont contre tous ».

 

Un parti exemplaire avec une base élargie

 

Ce que nous voulons c’est que la personne ait la maîtrise de son destin. Il nous faut éviter que le venin de la haine de l’autre détruise le meilleur de nous-mêmes.

Le Congrès doit être exemplaire.

« Nous avons un socle de valeurs communes : nous sommes tous au PS et les autres chefs de courant sont estimables et ont le droit de ne pas penser comme nous ».

Il faut un débat pédagogique pour que d’autres nous rejoignent.

 

« Autrefois les militants politiques étaient une élite intellectuelle. Aujourd’hui le savoir, le niveau documentaire est partagé. Nous ne sommes pas les détenteurs d’un savoir particulier. Beaucoup de nos concitoyens en savent autant que nous donc la rencontre de beaucoup permettra de trouver des solutions (…)  Le PS doit être le lieu ou s’échangent toutes les expériences pour se jauger et s’améliorer. Tous les spécialistes, toutes les sensibilités doivent se retrouver et converger.Le PS doit associer nos concitoyens au choix d’un candidat » (aux présidentielles

« Dans un parti politique on va plus loin dans la convergence. Cela doit-il nous donner un monopole sur le choix du candidat. En Italie le choix fait d’élargir  aux sympathisants, a permis la construction du parti démocratique de Veltroni, env. 2,5 millions d’Italiens. Le PS n’a que 160 000 adhérents dans un pays de 60 millions de personnes »

Faut-il envisager que des personnes morales puissent adhérer ? (clubs, associations, centres de recherches….) et puissent à tout le moins interpeller le Parti ?

L’homogénéité d’un parti ce n’est pas son rituel mais sa capacité à répondre aux gens.

 

Deux choix de société

 

« La situation s’est dégradée depuis l’élection présidentielle. Ségolène avait été une Cassandre en ouvrant le discours de Villepinte sur la dette publique.La politique libérale actuelle est-elle compétitive sur le plan économique ? NON .Conduit-elle à la justice sociale ? NON. Dans 4 ans le pays sera inquiet, en perte de repères, divisé. Nous devons apporter la justice, l’équité, la richesse durable, offrir du travail »


Le travail

 

« Notre Premier Secrétaire dit que le PS est le parti des salariés ; c’est une sociale démocratie réductrice. »

Comment modifier la relation au travail dans le contexte actuel ? il y a réduction des crédits,

« Les entreprises sont inquiètes, un patron inquiet devient un patron méchant et le salarié en est la victime. Donc pour aider les salariés il faut guérir le bourreau. »

Les PME sont un tissu capital de l’économie française trop longtemps oublié. Les Inspecteurs des Finances qui les dirigent se répartissent entre la droite et la gauche et ne s’intéressent qu’à env. 190 groupes et méprisent les PME. Grosse erreur que l’Allemagne n’a pas faite.

Il faudrait réfléchir à un nouveau contrat de travail. « Le contrat actuel implique un rapport dominant/dominé. Il faut réfléchir à cette relation de dépendance. Souvenons nous que le salariat fut considéré autrefois comme une forme moderne de servage ».

 

L’environnement

 

Il y a ce que font nos camarades du Pôle Ecologique mais il faut aller encore au-delà.

« Il y a cinq ans nous avons vécu une catastrophe sanitaire qui a fait 15 000 victimes (la canicule de 2003). Plus tard les historiens en parleront comme du premier événement majeur en France due au réchauffement climatique (…) Cela nécessite un nouveau grand compromis mondial argent privé/argent public pour partager tous les moyens de lutte contre les typhons, famines, migrations, … »

 

 

Echanges entre la salle et Jean-Pierre Mignard

 

Édouard (Beynes) :

Pourquoi ne pas formuler les questions plus simplement ? par exemple la question 10 : que signifie "à la marge" ?

 

Jean-Pierre Mignard :

Tu as le droit de critiquer la formulation de la question...Il s'agit de l'argent, de ce qu'on en fait ; c'est en rapport avec un débat sur le protectionnisme. Peut-on maîtriser le capitalisme ? par la technologie, ce n'est plus vrai, par l'abondance des richesses non plus, et de moins en moins par la qualification des Européens.C'est la question écologique qui est devenue fondamentale.

 

Lise (Les Mureaux)

Comment réussir sans discipline collective ? Lorsqu'on n'y arrive pas à 160 000, comment fera-t-on à 60 millions ? Il faut changer le fonctionnement du parti.

 

J-P.M :

On ne remet pas en question l'autorité des élus. Comment installer les valeurs républicaines dans le parti, malgré ceux qui donnent un exemple inverse ? Une bonne règle ne peut venir que de l'adhésion à une culture politique. Cela est moins difficile pour des grands nombres que dans des groupuscules, qui s'échinent à se détruire.C'est un problème de volonté, de tempérament, de caractère. Il faut faire respecter la règle générale ; sinon amertume, rejet de l'extérieur.

 

Samuel (Élancourt) :

Question dans le cadre de l'environnement : on présente généralement le non-renouvellement des générations en Europe comme un problème. Mais si c'était plutôt une solution pour le reste de la planète ? un modèle ?

 

J-P.M  :

C'est tout de même un problème : déjà notre démographie ne permet plus d'assumer les retraites.

Mais ce n'est pas faux : on se réjouit  que els Chinois fassent moins d'enfants.Il y a toujours eu des flux migratoires. On doit accepter l'immigration – à condition de pouvoir accueillir dignement les gens. L'organisation civilisée du monde ne peut se faire sous la contrainte ; la mobilité des populations jeunes fait partie du projet d'une vie, qu'on revient finir chez soi. Notre politique familiale et sociale a permis aux gens de vivre bien. Acceptons l'idée que nos pays trouveront des forces vives.

 

Frédérique (Voisins) :

À propos du mode de désignation du candidat, associant des individus et des institutionnels (voire individus dans des syndicats), ne risquent-ils pas de devenir des instruments ?

 

J-P.M :

On ne peut se passer de leur expérience : ils peuvent apporter des textes, interpeller. Mais ils ne participeront pas à la désignation du candidat. Dans le parti : une personne, une voix.

 

Charles (Noisy)

1. évolution : sommes-nous prêts à changer ?

2. désignation du Premier secrétaire : et si l'on faisait un "conclave" de personnalités ? on enfermerait 20 à 30 responsables du parti, jusqu'à ce qu'ils-elles parviennent à désigner deux finalistes,qui seraient alors présentés au vote de l'ensemble des militants.

 

Michel (Élancourt)

Il y a un imaginaire collectif. Le PS parle comme un parti élitiste, ne fédère pas toutes les strates ; alors que Nicolas Sarkozy a réussi l'amalgame. Quel avenir pour le PS, si les éléphants se déchirent ?  Quelle stratégie pour que SR ne sorte pas détruite ?

 

Yvan (Voisins)

Je suis surpris que tu dises : DA est un parti. Il faudrait élargir l'assiette des futurs militants qui vont désigner le candidat. Tu donnes l'exemple de l'Italie, mais Berlusconi est revenu…

Quelle est la stratégie de DA ? Ton discours sur les entreprises (PME)  pourrait être celui du MEDEF…

 

Jacqueline (Sartrouville) :

Les 7 valeurs "objectives" pourraient être celles de tous les socialistes ; pourquoi ce débat n'est-il pas ouvert à tout le PS ? Delanoe n'est sûrement pas contre.

Faut-il en rester à un débat participatif ? il faut des réponses.

 

J-P.M :

A Charles : un conclave ? je ne crois pas vraiment que les problèmes soient apaisés avec une réunion de 30 personnes ; c'est même tout le contraire….

Quand un parti massif est en ordre, il obtient l'aval devant l'ensemble des citoyens. La crise vient de notre faiblesse numérique : nous ne sommes qu'un gros groupuscule !

On ne refera pas ce soir la nature humaine : il faut vivre avec les humains tels qu'ils sont. Donc faire des règles à la fois pour boîter le moins possible, et nous supporter les uns les autres…

Les rêves d'un monde de sainteté, irénique, n'ont jamais mené qu'au goulag.

Toute l'Histoire sociale est faite de conflits, et avec de forts enjeux : Jaurès/Guesde, Blum/Paul Faure, etc

Un dirigeant unique dans sa quintessence, c'est Kim Il Sung…

Rappelons la campagne présidentielle : tout le monde n'était pas d'accord. Et nos conceptions ne sont pas forcément les valeurs de tous.

Comment faire un débat riche ? comment nous entendre ? comment respecter la décision prise ?

Plus il y aura de témoins, et plus il sera difficile de s'affranchir de la règle (et encore…)

Plutôt poser un diagnostic, puis des valeurs – en espérant qu'il y ait partage là-dessus.

Le processus de travail : quelles questions ? quelles réponses ?

La contribution n'est pas seulement une question ; elle sera sans doute suivie d'une motion, soumise au Congrès : on choisira, même si c'est forcément se limiter (Gide : renoncer pour toujours, pour jamais, à tout le reste  ) On essaie de se mettre d'accord d'abord.

 

Yvan:

Pourquoi lancer le débat dans le public ?

 

J-P.M :

De toutes façons, SR est déjà contestée dans le parti.

 

Fabien-Pierre(DA) :

(à Jacqueline) : partage de nos valeurs ? par exemple sur la valeur 6, Delanoe dit que c'est de la foutaise. Il y a des clivages, inutile de les nier.

 

Gérard (Sartrouville)

se présente : adhésion PS à 20 € d'abord, puis DA seulement après la présidentielle.

Critiques de sa femme qui milite dans le milieu de la très grande pauvreté. Mais elle a apprécié la question "qu'est-ce que le Congrès peut apporter aux Français ?" et à commencé de s'intéresser. On voit toujours les mêmes.

 

Michel :

C'est ma première réunion politique ; j'en profite !

Je partage les valeurs socialistes, je sus ségoléniste. SR a tout à fait raison de poser des objectifs, des valeurs.

Beaucoup hésitent à entrer au PS, à cause de ceux qui attaquent SR. Comment les contrer ? que peut-on faire ? comment riposter ? 

 

Frédérique :

apprécie cette réunion, les analyses. Mais demande l'envoi de notes explicatives.

Voudrait voir plus de femmes.

 

Benoît (trésorier fédéral)

SR ne va pas contre la démarche du PS et du Congrès. Elle n'est pas à l'extérieur du parti : tout le monde va le faire (cf. Delanoe, Melenchon)

C'est dans l'histoire de notre formation politique : le débat commence dans l’ Hebdo ; puis réunions par sensibilités, contributions, puis débats pour tout le monde.

 

Françoise (Maurepas) :

présente son parcours, d'associations de femmes, en particulier pour la parité, puis au PS en espérant plus d'efficacité par la politique.

Sceptique sur les experts qui échouent, les préconisations économiques auxquelles on renonce en étant au pouvoir.

Trouve plus important aujourd'hui le cadre institutionnel. Trois thèmes forts sont constamment rappelés et applaudis dans les rassemblements militants socialistes (sauf CN) : le respect de la règle adoptée majoritairement, la parité, et l'interdiction totale du cumul des mandats – jugé par tous les politologues (débats, radios, TV) comme un "scandale" qui pervertit notre système démocratique et empêche la représentation.

Pourquoi ne pas profiter des textes à voter : statuts et Déclaration de principes ?

 

J-P.M  :

Essayons de trouver des valeurs communes. Tenir à la démocratie jusqu'au bout : pour Jaurès on y arrive jamais ; c'est un mouvement perpétuel.

Cumul des mandats : en hausse avec les dernières élections. Il y a recul évident.

Mais on n'est pas plus mauvais qu'avant : quand on est au pouvoir, on veut le garder.. Il faut sans arrêt retrouver des formules pour revenir à la démocratie

 

Il évoque son expérience politique (près de 28 ans, y compris au PSU) : il y a une" élite à cheval" qui rédige des textes, et "la chair à canon" à Congrès…

Notre choix différent : donner d'abord la parole aux adhérents. Nous dire ce qui est le plus important.

Aucun dirigeant ne devrait avoir l'indécence de s'exprimer avant l'expression de chacun, puis collective, puis en débats avant la décision.

Sur les attaques contre SR : ne pas répondre sur ce terrain, surtout quand il s'agit de camarades estimables (cf. Rocard).

Le meilleur moyen de la défendre : changer notre vie à l'intérieur du PS, pour nous rendre non pas parfaits, mais meilleurs.

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Lundi 19 mai 2008 1 19 /05 /Mai /2008 11:08

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Synthèse des débats qui se sont tenus dans les Yvelines

Samedi dernier à Trappes, devant prés de 300 militants, s’est tenue la réunion de synthèse des débats participatifs. Patrick  Malivet, Premier secrétaire fédéral ouvre la réunion en rappelant que cette réunion avait pour but de rapporter l’essentiel de la soixantaine de débats participatifs qui se sont déroulés dans les Yvelines. Cette réunion se déroulait en présence de Pierre Moscovici (ancien ministre des Affaires européennes), Catherine Tasca (ancienne ministre de la Culture et sénatrice) et Jean-Paul Huchon (Président de la Région Île-de-France). Catherine Tasca a insisté sur la mobilisation des militants autour de la candidate socialiste, S. Royal, élue après une confrontation démocratique interne, la contribution apportée par des débats participatifs, riches et en adéquation avec les attentes du pays, ainsi que le début d’un rassemblement à gauche avec la présence des partenaires du MRC et du PRG. Elle a également rappelé la nécessité pour les militants de prendre du recul et de ne pas perdre confiance face aux fluctuations médiatiques.

Pierre Moscovici à quant à lui souligné une réalité de terrain : la mobilisation de la gauche derrière Ségolène Royal. « La confiance est de mise : la candidate sait où elle va, a son rythme propre alors que son adversaire de droite est parti trop vite. La restitution finale des débats participatifs, le 11 février, ouvrira une nouvelle phase. Ségolène Royal veut la France de la solidarité et refuse la France que propose N. Sarkozy : chacun doit avoir la chance de construire son destin ».  Même si elle y apportera sa touche personnelle, le projet de Ségolène Royal sera grandement inspiré du projet socialiste avec des fondamentaux : l’éducation pour émancipation, priorité des socialistes ; le travail avec le refus d’une segmentation et la revendication d’un seul contrat de travail ; la sécurité, une co-production qui amène à manier la sanction et la prévention (et pas uniquement la première) et à associer tous les acteurs ; la justice sociale, qui ne passe pas par une critique de l’euro mais par l’augmentation du SMIC, la négociation sociale, la redistribution fiscale, la création d’un grand service public de l’énergie ; la place de la France dans l’Europe et dans le monde avec un changement de la politique africaine, la création d’une organisation des nations unies de l’environnement et la présence de la question européenne (mise en avant d’une politique de croissance et d’innovation). 

Pour terminer, il affirme la nécessité de politiser le débat entre la droite et la gauche.  «  N. Sarkozy est le candidat de la France rentière, qui accumule alors que la gauche défend les travailleurs ».  

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Mercredi 7 février 2007 3 07 /02 /Fév /2007 10:44

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Viroflay : éducation et premier emploi

MATERNELLE ET PRIMAIRE

Rendre l’école obligatoire dès 3 ans comme indiqué dans le programme ne nous a pas semblé une bonne mesure dans les conditions actuelles d’accueil en maternelle (jusqu’à parfois 33 par classe). De plus, la plupart des communes le proposent, que ce soit un droit  mais pas une obligation. (Cette mesure est-elle inscrite parce que des enfants défavorisés de cet âge ne sont pas envoyés à l’école ?)

Un pédopsychiatre nous a fait part de son inquiétude depuis la décentralisation vers les collectivités locales de la protection de l’enfance, de moins de rigueur. L’enfant pour s’épanouir a besoin de sécurité et l’école évalue. Dès la petite enfance, il faut déceler le désintérêt, l’inattention en essayant de trouver les causes,  parfois motiver l’élève par une écoute extérieure. Une femme raconte une  expérience vécue il y a quelques années dans notre ville pour aider des enfants en difficulté.

Des parents bénévoles avec une formation donnée par les bibliothèquaires de Clamart proposaient un soutien dans les écoles primaires pour l’apprentissage de la lecture et l’aide aux devoirs. Cette initiative a permis d’aider quelques élèves avec un suivi avec leurs enseignants.

Il faut donner le goût de l’intérêt à l’enfant par une pédagogie différenciée. La découpe par cycles à l’école primaire permet plus de flexibilité dans l’acquisition des connaissances mais attention au manque de rigueur et au décrochage des enfants.

COLLEGE

Le collège semble encore le maillon pauvre, délaissé. Il est ouvert à tous et même à Viroflay il fait peur à certains qui préfèrent envoyer leurs enfants dans le privé. L’école privée rassure car les élèves sont pris en charge plus d’heures dans la semaine, les enseignants absents sont remplacés plus facilement… L’idée au collège d’avoir un temps fixe avec plus d’heures qui inclurait un espace vie de classe, des activités moins « scolaires » qui permettraient au collégien de s’approprier son collège, d’y être épanoui.

La population accueillie est adolescente, c’est le lieu de socialisation, avec une dimension éducative et aussi instructive. Il faut l’ouvrir sur la cité, sur le monde.

Des visites au CIO devraient être obligatoires dès la 4ième pour remotiver des élèves et les aider dans un projet d’orientation, leur faire prendre conscience que l’instruction qu’on leur propose est un moyen avec un but,  un travail plus tard.

Dans les ZEP où beaucoup d’enfants sont bilingues il  faudrait valoriser la langue d’origine.

Il est évident qu’il faut miser sur les équipes éducatives, qu’elles aient du temps pour réaliser des projets pédagogiques. Les itinéraires de découvertes permettaient l’association de plusieurs disciplines sur un sujet commun.

Pourquoi un professeur agrégé ou avec un Capes ferait-il moins d’heures qu’un autre professeur ? Leur traitement est différent selon leur diplôme, mais le nombre d’heures de présence au collège, au lycée, pourrait être augmenté. 

IUT UNIVERSITE FORMATION CONTINUE

Un enseignant en IUT nous parle de son travail.et du succès de placement d’élèves dans l’industrie. L’enseignement est ponctué de stages qui permettent à l’étudiant de connaître le monde du travail et à l’entreprise de prendre plus facilement un jeune sortant des formations techniques.

Les jeunes veulent atteindre aujourd’hui le niveau d’étude le plus élevé. Un peu par peur du chômage mais surtout car les perspectives d’évolution sont faibles une fois dans l’entreprise. Il y a des emplois bac+2/bac +3. On devrait ouvrir la possibilité de reprises d’études après quelques années dans l'entreprise de manière bien plus généralisée qu'aujourd'hui. Ces formations existent au niveau ingénieur mais sont très peu nombreuses (Formation Ingénieur en Partenariat : 600 H de cours/an le vendredi et samedi pendant 2 ans, le tout financé par l'entreprise ou plus rarement par les FONGECIF). La formation continue existe aussi au niveau DUT/BTS/licence mais est à la fois  très peu connue, et dissuasive pour le salarié (car il y à très peu de financement). Il ajoute que pour les établissements c'est également dissuasif car c'est lourd a gérer et ce n'est pas financé par l'Etat. En renforçant cette possibilité pour les jeunes salariés, on leur permet d'aller travailler "pour voir" et de revenir (motivés !!) en formation après 3 ou 4 ans de démarrage dans la vie active, on ouvre une perspective et on rend plus attractive ces formations pour les lycéens. Cela devrait  s'accompagner d'un financement Etat/région/entreprise  avec l'objectif de maintenir 80% du salaire net lors de la formation. Dans les autres mesures : les moyens, en baisse catastrophiques ces dernières années. Manque de personnel administratif et technique, beaucoup de taches administratives sont assurées (bénévolement) par les enseignants. C'est du gâchis, dans les autres pays développés, il y 2 fois plus de personnels non enseignants. Il faudrait  augmenter les qualifications également et revaloriser les salaires (ou des primes de logement, en particulier en région parisienne). Arrêter la sous- traitance (informatique, ménage etc…) très coûteux pour les établissements.

Concernant les enseignants : enseignants -chercheurs de l'université il lui semble que l’on n’échappera pas à une réforme des statuts vers plus de souplesse et des périodes d'aller/retour "recherche à temps plein"/"enseignement à temps plein" qui ne pénalisent pas systématiquement ceux qui se consacrent aux activités administratives et pédagogiques.

Une manière d'augmenter la dotation des établissements serait aussi en lien avec le pacte écologique. Que l'état s'engage dans le financement des économies d'énergies/travaux d'isolation dans les établissement cela allégera d'autant les charges de ceux ci, qui retrouveront des marges de manoeuvre.

L’université est trop loin du monde du travail de l’entreprise. Il lui faudrait plus de moyens, d’autonomie et d’indépendance.

IUFM FORMATION DES PROFESSEURS

Inquiétudes quant à la formation des professeurs avec la disparition des IUFM. Voir les réflexions à ce sujet dans le document ci-joint.

Demander aux nouveaux enseignants en formation de proposer 2 disciplines, au niveau du collège, pourquoi pas ?

CARTE SCOLAIRE

La carte scolaire ne peut être un exemple de mixité sociale étant donné qu’en amont elle est presque inexistante dans les quartiers, sa fonction est remise compte. Le problème est au niveau de l’urbanisme. Laisser le choix de 2 ou 3 écoles permettrait une émulation entre elles.

En conclusion, on demande aux jeunes d’avoir une tête bien faite, avec des capacités d’adaptation, un bagage minimum pour se reconvertir ensuite si besoin. On souhaite une école citoyenne et une école ouverte sur le monde. 

 


Chambourcy : Violences et insécurités

Ce débat était organisé par la section de Chambourcy et le comité local Désirs d'avenir, sur le thème:

 

Il a été animé par Sylvie Durand-Savina, secrétaire fédérale, en présence de Patrick Malivet, premier fédéral, Didier Lebailly, secrétaire de section, Claude Van de Velde, comité DA.

 

 

 

1/ Constats

 

les grandes tendances

 

# la violence déborde et explose partout

 

# il y a urgence absolue dans les banlieux

 

# la violence est présente en permanence dans notre société (y compris à la télé, dans les média, dans les films..)

 

# la violence est présente à l'école et les adultes présents sont impuissants (trop peu nombreux, manque de moyens d'actions...)

 

# même quand des lois existent, elles sont soit non applicables (faute de décrets) soit non appliquées (faute de moyens)

 

# les violences institutionnelles : dans l'école,  qui reçoit désormais tous les élèves mais qui ne sait pas les accueillir, qui n'est plus un

 

"ascenseur social", dans laquelle élèves et prof souffrent, et qui laisse sortir 200 000 jeunes par an sans aucune formation ; dans l'entreprise, avec la difficulté d'accession au premier emploi, l'intérim, la précarité, les licenciements, la déshumanisation, la rentabilité financière....

 

les témoignages

 

# la sécurité doit aussi intéresser la Gauche; n'oublions pas que nous avons perdu les élections aussi sur ce thème

 

# comment un enseignant gère des élèves violents en 6° dans un collège de 500 élèves, avec une CPE, un médecin scolaire 2 fois par semaine, pas d’accompagnement individualisé prévu....? quels sont ses moyens d'action?

 

# la difficulté de ces classes vient de l'extrême hétérogénéité (origine, culture, niveau, âge...)

 

# quand un étranger  se rend en Préfecture, l'accueil est souvent négatif (pas de place pour s'asseoir, attente pendant des heures...)

 

 

 

2/ Causes  

 

# les jeunes se sentent rejetés par le modèle proposé; ils ressentent de la frustration, de l'injustice et se révoltent par des incivilités et des violences- ils manquent de repères, cette violence serait donc en fait une révolte ? une prise de parole? un moyen d'expression?

 

# importance du vécu dès le plus jeune âge : problèmes socio-économiques, culturels, de logement,  les discriminations ethniques, culturelles le communautarisme; les ghettos résidentiels, des territoires en dehors" de la norme" se créent, l'emploi ou plutôt le non emploi, la précarité

 

# l'école n'apporte de réponses qu'aux bons élèves et est en panne face aux questions posées par ceux qui refusent le système

 

 

 

3/ Propositions

 

# prévention et politique de la ville :  avoir des lieux d'écoute, savoir à qui s'adresser quand on se sent en danger ou que l'on connaît quelqu'un en danger ; coordonner tous les moyens existants (humains, financiers, structurels); l'Etat investit beaucoup mais il n'y a pas de coordination ni d'évaluation des politiques et des moyens ; est il normal, dans la situation actuelle, qu'un policier ne collabore pas avec un éducateur, qu'un enseignant ne rencontre pas l'assistante sociale de quartier quand un jeune est en danger?

 

# plus d'adultes et de "référents" dans les établissements scolaires (CPE, infirmières, médecins, assistantes sociales, soutien scolaire, psychologues...)

 

# les écoles de la seconde chance qui sont beaucoup trop rares et qui permettent de structurer le jeune, de lui apprendre les codes communs à la vie en société

 

mais il faut intervenir tôt ,il faut aussi associer et soutenir les parents

 

# adapter le système scolaire pour que tous les élèves aient une formation qualifiante (et de qualité) en le quittant

 

#dans le domaine économique : interdiction de la super flexibilité (comme par exemple les caissières qui font 3 heures le matin, puis 4 le soir mais qui habitent trop loin pour rentrer chez elles entre temps) et de tout ce qui crée l'apparition des "travailleurs pauvres", généralisation des CDI. ; mettre en place des structures efficaces pour gérer les crises (chômage, licenciements..) et offrir un parcours sécurisé aux travailleurs (formation permanente, requalification)

 

 

 

il n'y a pas de solution miracle, il y a des solutions à apporter à chaque cas, mais il faut offrir un espoir à chacun (formation, emploi...), il faut que toutes les institutions travaillent ensemble, il faut établir la confiance entre tous les acteurs, il faut une culture de résultats dans les institutions de l'Etat ainsi qu' une évaluation des politiques suivies.

 

 

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Mercredi 7 février 2007 3 07 /02 /Fév /2007 09:38

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Sartrouville, débat départemental : La Vie chère

 

 

 

Personnalités invitées : Patrick Malivet, Premier secrétaire fédéral des Yvelines, Michèle Vitrac-Pouzoulet, présidente du comite de soutien Ségolène Royal 5° circonscription, Patrick Abisseror président comité de soutien 6°circonscription des Yvelines.

 

Après introduction rapide par Michèle Vitrac-Pouzoulet et Patrick Malivet, les participants se sont montrés très demandeurs de prise de parole et le débat fut très vivant. Après avoir abordé divers aspects de la vie chère, le débat est devenu plus militant, de nombreux participants critiquant les médias et Sarkozy et affirmant leur ancrage à gauche, voire à l’extrême-gauche, ceci les amenant à se regrouper derrière Ségolène. 

 

Articulation de l’introduction de Patrick Malivet :- Discrimination par prix du logement. Pas seulement Paris. Exemple Saint Malo. - Logements sociaux dans villes à gauche plutôt qu’à droite. - Coût de l’énergie : de plus en plus dur pour se chauffer. - Endettement des ménages.

 

Paroles des participants :

 

- Sur le logement cher : Plus on s’éloigne des villes pour trouver un logement moins chers, plus c’est cher de s’y transporter. Logement, loi SRU : rappel du dialogue « Petits hommes verts monsieur Sarkozy », de Paul Picard maire de Mantes. Imposer un plafond maintenant les loyers en dessous de 20% des revenus.

 

Lancement des prêts sur cinquante ans pour l’immobilier, autre scandale, car endettement sur du long terme, les ménages ne remboursant que de l’intérêt durant plus de dix ou quinze ans, d’ou un surcoût énorme. => Taux (réels) élevés des crédits en fonction du risque : plus on est pauvre plus on représente du risque et donc plus on paye

 

- Endettement : Le problème de l’endettement est général : endettement de l’état, endettement des particuliers. Est-il possible de l’éviter ? Sans doute pas complètement mais il faut le limiter. On entraîne les gens à se surendetter. Piège. C’est très rentable pour les banques et de nombreuses tentations sont offertes. Attention a éviter dérive américaine sur crédit trop facile qui amène les ménages à la banqueroute. Le crédit est un faux ami. Imposer petits crédits à la consommation à taux zéro. La vie chère c’est aussi un changement de référent qui nous induit à se créer des besoins nouveaux. Arrêter folie consommatrice, changer ses besoins pour revenir aux fondamentaux.  Mais logement et énergie sont  des incontournables. Viser une baisse des prix réels. Responsabilité du consommateur : chercher le moins cher peut aboutir à appauvrissement producteurs et donc à vie plus chère. Et ce qu’on paie moins cher est toujours rentable pour quelqu’un au détriment des autres.

 

Evaluation coût de la vie et baisse des prix :

 

Faire indice du coût de la vie qui prenne en compte charges imposées réelles. Problème nouvel indice de coût de la vie : il faut une traduction opérationnelle, car impacte sur ajustement SMIC.

 

Fiscalité via TVA et autres taxes cause de vie chère sur produits de première nécessité. La TVA est trop chère et injuste sur produits nécessaires. Baisse des prix pas possible ? Exemple énergie, pas possible ? Mais bénéfices colossaux sur le prix de l’énergie par compagnies pétrolières et taxes trop élevées.

 

Fuite en avant de la déréglementation due à l’Europe qui peut amener à  un renchérissement des services, des ressources telles que l’eau  et de l’énergie. Rapport évident à l’Europe du oui et du non. Nécessite de revoir les buts de l’Europe et de stopper la dérégulation imposée par idéologie néolibérale.

 

Hausse du pouvoir d’achat et travail : la valeur travail de Sarkozy : Idéal Sarkozien « lutte de tous contre tous ». Déréglementation des rapports sociaux. Travailler plus pour gagner plus, est une arnaque. Qui décide de faire des heures supplémentaires ? : le patron, pas l’employé. Pas de partage du travail… Et perdre sa vie pour la gagner. La vie est pas faite pour travailler mais pour être heureux. De toutes façons le MEDEF ne veut même plus de notion de plafond horaire, donc plus d’heures sup… ! Régression au dix-neuvième siècle. Valeur travail = escroquerie : c’est une activité pas une valeur !

 

Réorienter l’économie vers produits haute technologie et recherche est illusoire pour se défendre de la mondialisation : comment se battre sur le long terme contre les indiens et les chinois qui sont aussi leaders intellectuels. Il faut abandonner notion de compétition, nous ne devons nous battre contre personne mais amener développement harmonieux des rapports commerciaux mondiaux.

 

Le progrès n’est pas un truc en soi. Attention, le culte de la performance et de l’efficacité peut aussi déboucher sur des solution inhumaines, exemple : camps de la mort hitlériens.

 

Fiscalité : L’impôt sur le capital est une solution pour réduite la vie chère. .

 

Ne plus parler d’impôts : contribution selon moyen : devrait être progressif, et toucher tout le monde. Mais peut-on faire machine arrière ? C’est la droite qui fait machine arrière dès qu’on parle solidarité. Montrer que libéralisme est une impasse. L’ISF tape trop bas avec la hausse de l’immobilier. Attention : on ne peut réviser l’imposition sans faire un audit de l’état pour connaître ce qu’on veut faire et en quoi on dépense.

 

Considérations sur la méthodologie de campagne : Ségolène devrait faire présenter les propositions de son programme par des gens vrais ! Défendre les débats participatifs. Les continuer durant la seconde phase de campagne. Un bon moyen de présenter le programme via débat semi-participatifs.

 

Quels sont les réponses ou les nouvelles idées qui permettent de répondre aux questions posées par le débat : 

 

Logement : imposer plafond de 20% des revenus pour loyers ; imposer respect et renforcement loi SRU. Crédit et consommation : Proposer de petits crédits a taux zéro pour les plus démunis ; Lutter contre le surendettement en pénalisant les organismes prêteurs qui exploitent la naïveté des consommateurs. Lutter contre dérives consuméristes. Lutte contre libéralisme sauvage : Développer au niveau de l’Europe et de l’OMC une vision harmonieuse des échanges non plus basées sur compétition frénétique. Détourner l’Europe de son idéologie néolibérale. Lutter contre les dérégulations des services et des rapports humains. Fiscalité : Audit général des dépenses de l’état et de ses besoins avant toute réforme de l’impôt. Déplacer l’impôt du travail et de la consommation vers le capital. Aller vers un impôt (unique ?) progressif (et non proportionnel) qui soit juste. Remonter le minimum imposable de l’ISF sur logement principal pour ne pas taxer des gens modestes du fait de la spéculation immobilière.

 

Quelles sont les recommandations  que vous pouvez proposer en complément des réponses formulées : 

 

 Les participants étaient très marqués a gauche. Ils ont exprimé un faim très grande de futurs débats. Les intervenants on décidé de continuer la seconde phase de campagne de cette manière en présentant les propositions de Ségolène dans le cadre de débats participatifs un peu plus dirigés.

 

 

 

Meulan-Hardricourt : L’Education

 

 

 

Le débat a réuni une quarantaine de personnes autour du thème de l’école. Le public, était constitué d’enseignants du secondaire et du primaire, d’élus, de parents d’élèves, chefs d’établissements et de personnes n’étant pas particulièrement en « contact » avec l’école (retraités, parents d’enfants d’âge non scolaire…)

 

Ce débat a également réuni des militants, des sympathisants, des « opposants » et des personnes de sensibilité politique non identifiée. Sur la forme, ce débat c’est déroulé en deux parties :

 

1ère partie : Chacun était invité à faire part des sujets qu’il souhaitait voir abordés lors de ce débat. Le principe consistait à énoncer son sujet sans pour autant lancer la conversation et sans que personne ne réagisse à la proposition afin de balayer le plus largement possible la question de l’école..

 

Ont été ainsi recueillis 38 sujets de préoccupation.

 

Il a été décidé d’inscrire l’ensemble de ces sujets sans se soucier des possibles recoupements

 

2ème partie : le débat : Bien sur l’ensemble des sujets n’a pas put être abordé. Néanmoins, un large balayage des thèmes à put être fait compte tenu des nombreux recoupements possibles entre les différents sujets présentés.

 

1- Réduction des effectifs dans les classes :

 

La réduction des effectifs dans les classes devrait pouvoir permettre une attention plus grande des enseignants à chacun des élèves.

 

Quels sont les enjeux derrière une telle baisse ?

 

-Constat est fait d’un retour des « anciennes méthodes » non actives, or pour apprendre il faut être actif. En effet, plus on augmente les effectifs, plus la pédagogie s’adapte au nombre d’élèves.

 

- La baisse des effectifs ne peut être positive qu’avec des postes adaptés et des moyens chiffrés : nombre de créations de postes nécessaires, qualification des personnels indispensable, non substitution de personnels non-enseignants, formation adaptée à la pérennisation des enseignants dans les établissements (éviter le turn-over).

 

Propositions :

 

- Formation des enseignants qui se plaignent de ne pas avoir le temps de communiquer avec les élèves ;

 

- Organisation de travail en équipe des enseignants (modèle allemand) qui ainsi peuvent s’occuper de plusieurs classes de même niveau.

 

- Affectation des moyens réfléchie : création de véritables profils de poste. Certains postes peuvent être occupés par des personnels non enseignants

 

Conclusion : Oui à une réduction des effectifs mais avec la nécessité de revoir les méthodes : pas de méthode « miracle » mais un mixage des méthodes

 

Propositions : Mettre l’accent sur la recherche et l’expérimentation : faire confiance aux didacticiens et ne plus se contenter de la bonne parole du ministère. Revoir la formation en particulier des professeurs des écoles (IUFM) : trop de bachotage et aucune autonomie de l’enseignant sur ses choix pédagogiques. Créer une véritable formation professionnelle de l’enseignant tout au long de sa carrière.

 

Exemple concret : l’apprentissage des langues : que veut-on ?

 

- L’apprentissage d’une langue étrangère à l’école élémentaire doit-il être envisagé comme celui d’une autre matière ou au contraire le but n’est-il pas de faire « baigner » l’élève dans une langue rattachée à une culture (musique, cinéma…), de savoir communiquer voire de se « débrouiller » lors de rencontres avec d’autres nationalités.

 

- Que penser du décalage entre les ordres du ministère et la réalité du terrain (pas de Maître capable d’enseigner cette matière) ? Idem pour l’enseignement de l’informatique.

 

- Doit-il y avoir une hiérarchisation des langues et ne peut-on pas valoriser les langues parlées dans les banlieues ? Il y a déjà beaucoup d’enfants bilingues dans les quartiers dits sensibles. La question est de savoir si ils parlent les « bonnes langues ».

 

Pourquoi la place de l’apprentissage des langues est-elle différente en France de nos voisins européens ? A niveau ou âge égal, les élèves français parlent moins bien que nos voisins malgré les enjeux d’employabilité créés par l’élargissement européen.

 

Conclusion : Soit on annonce, on met les moyens et on fait, soit on n’annonce pas et on ne fait pas. Etre vigilant sur les effets pervers de la décentralisation sur l’éducation nationale. Revoir les méthodes ne peut se faire sans définir au préalable les missions de l’école.

 

2- Les missions de l’école

 

Constats  et propositions : Apprendre à vivre ensemble et insister sur la place de la personne (et non de l’individu). Créer un lieu d’apprentissage et de transmission des savoirs qui dépassent l’enseignement de matières : savoir-être, savoir-vivre, discipline…Développer les facultés d’adaptation et de discernement : aider à la structuration intellectuelle de l’élève et à l’élaboration de son ouverture d’esprit et de son sens critique. Etre le reflet de la société tout en prônant des valeurs que la société n’exprime pas forcément de façon évidente (exemple : la solidarité…) ; garantir une égalité de l’enseignement et résister à une école de la société bourgeoise. Mais attention, on ne peut pas faire faire à l’école ce que les gens ne sont pas capables de faire chez eux.

 

Conclusion : Réussir ces missions ne peut passer que par un programme et une culture commune. Il est évident que l’accroissement des connaissances auquel le monde est confronté passera par un alourdissement des programmes. Les élèves et les enseignants devront-ils en passer par des semaines de 70 heures ?

 

Les contraintes économiques et l’employabilité créeront des tensions entre la nécessité de produire une main d’œuvre spécialisée et le droit pour tous à la culture générale.

 

Il est nécessaire de recréer du lien entre les matières et leur finalité : Approche sociologique des matières : partir de l’actualité et l’expliquer par l’histoire, la géographie, la littérature…Respect et valorisation des différentes intelligences et du ressenti de l’élève : pratiques artistiques, manuelles…Créer des modules communs entre le lycée général et le lycée professionnel et généraliser un enseignement professionnel y compris dans le cadre des lycées classiques. Mettre en place une véritable liberté pédagogique.

 

 

 

Marly-le-Roi : La  Vie chère

 

 

 

Personnalités invitées : présentation par Loïc wolber et Michel Mouton, secrétaire de section. Présentation de diapositives et discussion très vivante en réaction. Plusieurs sections de débat conduit par Michel Mouton.

 

Evolution des prix : Le pouvoir d’achat depuis 1990 a chuté de 17% pour les retraités d’après l’union française des retraités. Aucun écho de l’action des retraités de la part des pouvoirs publics. L’indice INSEE ne reflète pas la réalité du coût de la vie quotidienne.

 

Chômage, descendeur social et relance : La dette handicape le futur des jeunes. Il faut cependant investir pour relancer la machine économique. Comment faire sans aggraver la dette. Réduction des coûts de l’état : proposition de Sarkozy de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux, nécessite qu’il précise les corps concernés. 35 heures : l’état n’a pas donné le bon exemple avec l’hôpital et son imprévoyance à former les infirmières nécessaires. L’état n’a pas non plus anticipé sur les besoins en matière de petite enfance et personnes âgées. Dans le système santé on est en train de créer un accès à plusieurs vitesses semblable aux USA pénalisant pour les plus pauvres. Les mutuelles complémentaires sont de plus en plus onéreuses pour les retraites et les chômeurs. Risque de voir s’installer une indexation sur le risque inverse de l’esprit de solidarité.

 

Fiscalité : La CSG à l’inverse de l’IRPP pénalise les bas revenus. Idem pour la TVA.

 

Quelles sont les réponses ou les nouvelles idées qui permettent de répondre aux questions posées par le débat : 

 

Evolution des prix : Faire un indice du coût de la vie correspondant à la réalité des différents types de ménages. Expliquer de manière transparente la construction de l’indice

 

Chômage, éducation et relance économique : L’état doit envisager la création d’une agence de grands travaux. L’état devrait réduire son train de vie et donner l’exemple par une meilleure utilisation de l’argent, mais sans remettre en cause la qualité des services publics. Recruter des fonctionnaires pour améliorer la qualité des services publics (par exemple éducation, social). Revaloriser les métiers manuels. Ne pas en faire un résultat de l’échec scolaire. Proposer des salaires décents et attractifs pour de tels métiers. Rapprocher l’école et l’entreprise avec obligation de stages en usine. Refus des propositions Parisot de déplafonner le temps légal de travail et refus des propositions Sarkozy d’inciter aux heures supplémentaires. Maintien et généralisation des 35 heures avec salaires décents. Renforcer les droits de formation sur la durée de la vie, surtout pour les PME. Augmenter le nombre d’inspecteur du travail, revoir le code du travail et le contenu des contrats. Donner les moyens de développer des entreprises de taille moyenne. Renforcer le poids des syndicats en rendant obligatoire l’adhésion à un syndicat représentatif idem principe des prudhommales.

 

Fiscalité : Réduire le taux de CSG pour les bas revenus. Supprimer la taxe télé.

 

Le taux de TVA est trop élevé et pénalise les ménages pauvres. Eviter les effets de seuil ou de plafonnement en matière fiscale : instituer un impôt réellement progressif. Dans les aides allouées aux ménages ; rendre plus transparent leur calcul aux regards des revenus et de la situation des ménages.

 

Habitat : Faire en sorte que la loi SRU soit réellement appliquée. Substitution du maire par le préfet et inéligibilité du maire en cas de non respect de la loi. Obligation, y compris dans les logements neufs de toutes catégories, d’avoir 20% de logements sociaux. Allonger la scolarité obligatoire de 16 à 18 ans, mais en proposant des formes d’enseignements spécifiques pour les enfants en fin de scolarité en mettant en place des parcours de réussite.

 

 

 

Verneuil-Sur-Seine : L’Education

 

 

 

Constats partagés au cours du débat : -Beaucoup de stagiaires en fin de 3ème font leurs stages d’entreprises en fonction de la proximité ou de leurs relations et non en fonction de leur projet professionnel. -La droite cherche à faire croire que les enseignants ne travaillent pas. -Les professeurs ne sont pas assez en relation avec le monde de l’entreprise. Manque de lien Entreprise/Ecole. -Les métiers manuels sont dévalorisés.

 

-Difficultés des relations parents enseignants vient de la méconnaissance des ces deux « univers ».

 

-Cesser de « saucissonner » l’enfant mais le concevoir comme un tout.

 

Causes de la situation actuelle : - Les critiques envers l’école sont sans doute liés au manque de définition de ses missions. -Tous les stages de 3ème sont au même moment. Cela limite les possibilités pour ceux qui ont une idée bien précise du stage qu’ils recherchent. -Mieux rémunérer les métiers manuels. -Difficulté pour aider les jeunes du collège tient en grande partie à la massification de l’enseignement. -Certaines filières BEP/CAP sont en dehors du monde du travail. Pas de débouchés. -Des enseignants peuvent être absent pendant plus d’une semaine sans être remplacés. -Trop d’élèves pas classe pour faire du travail personnalisé.

 

 Propositions : -Changer les mentalités de certains patrons d’entreprise qui considèrent leurs stagiaires comme de la main d’œuvre corvéable à merci. -Mieux rémunérer les stages dès le premier mois. -Les écoles doivent être responsables des stages de 3ème, aider les élèves à trouver leur stage. -Rendre l’Université plus proche des employeurs. L’entreprise doit trouver sa place dans l’Université. -Donner plus d’autonomie aux Universités pour qu’elles puissent adapter leurs programmes et soient ainsi plus réactives. -Ecole des parents pour aider les parents qui sont dépassés par leurs enfants. -Faire venir les parents dans les écoles en dehors des temps traditionnels (conseil de classe, problèmes avec l’enfant, etc…) mais plutôt dans des temps non conflictuels. Un « Café des parents ». -Redécouper la carte scolaire. -Créer dans les collèges et lycées des postes spécialement formés au monde l’entreprise, qui pourraient faciliter le passage entre ces deux mondes.

 

Organiser la suite du débat, localement : -Transmettre aux citoyens ayant participé à ce débat un compte rendu. -Utiliser les propositions et remarques de ces débats pour bâtir notre projet municipal. -Organiser un débat participatif de synthèse après le 11 février qui nous permettra d’articuler les propositions de Ségolène Royal et les propositions/remarques apparues dans notre débat. Distribution d’un tract mettant en avant cette articulation.

 

 

 

Magny-Les-Hameaux :Développement durable

 

 

 

Le développement durable participe à la croissance économique.

 

Le protocole de Kyoto a-t-il choisi les bons instruments de mesure, l'évolution en pourcentage des quantités de CO2 a-t-elle un sens ?

 

Mise en évidence du retard  technologique français d'application des normes du Développement Durable : - Construction et aménagement des bâtiments (HQE). - Développement des énergies renouvelables - requalification des zones industrielles (Tris des déchets produits- Mutualisation des transports- Respect des normes environnementales de construction)    .

 

Il existe des blocages au niveau de la recherche, des transports dus en partie au lobbying des industriels.

 

La saturation des transports routiers due à une politique qui les favorise, entraine diverses pollutions, une dégradation de la qualité de vie, et une consommation excessive d'énergies non renouvelables.

 

Fiscalité écologique, beaucoup de questions posées quant à son application :

 

Inquiétude d'un possible accroissement du rôle fiscal de l'état - Crainte d'une remise en cause du système paritaire si elle entraîne une baisse des prélèvements sociaux - Équité des prélèvements (prise en compte des revenus)

 

Quels sont les réponses ou les nouvelles idées qui permettent de répondre aux questions posées par le débat : 

 

Au sujet des transports : Développer les transports en communs (les Yvelines sont particulièrement en retard), la co-location de voitures comme en Allemagne. Utilisation des voies fluviales et maritimes(par ex. pour le matériel de construction). Création et utilisation de voies ferrées dédiées au fret.

 

Pour la construction : Utilisation de la géothermie et de l'énergie solaire. Formation de techniciens au développement durable concernant la construction et l'aménagement de bâtiments (entraîne la création d'emplois). Obligation de constructions HQE, mise aux normes du vieux parc immobilier.

 

Saturation des transports routiers : Rapprocher emploi et logement, producteur et acheteur (par ex. développer une agriculture diversifiée de proximité). Volonté politique de limiter l'extension des villes, dévoreuses d'énergie. Recréer des centres commerciaux locaux à taille humaine desservis par des pistes cyclables.

 

Quelles sont les recommandations  que vous pouvez proposer en complément des réponses formulées : 

 

Mettre l'accent et les moyens sur le développement de la recherche fondamentale et appliquée sur ces sujets afin de répondre aux enjeux présents et futurs.

 

La prospective d'un territoire pour en étudier les priorités doit-être réalisée avec la population. La concertation préalable permet d'éviter les blocages et de faire des choix démocratiques.

 

Exiger des groupes industriels d'intégrer au delà des performances économiques, des résultats sociaux et environnementaux.

 

Ecrire un commentaire - Par Martine - Publié dans : Débats participatifs 78
Mardi 6 février 2007 2 06 /02 /Fév /2007 10:11

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Sartrouville : L’ Education

 

 

 

En présence de : invitées : Bruno Julliard, président de l' UNEF, Michèle Vitrac-Pouzoulet présidente comite de soutien Ségolène Royal 5°circonscription, Bruno Mer du SNES-FSU

 

Le débat s’est déroulé spontanément en plusieurs phases de questionnement, assez riches dont nous ne présentons ici que quelques éléments.

 

1- L’éducation remplit-elle encore son rôle d’ascenseur social en 2007 ?

 

Les avis divergent mais globalement l’école remplit moins bien son rôle d’ascenseur social que par le passé. Nous nous devons de préserver et d’améliorer ce service public

 

L’école marche même si elle a besoin de réformes. Il faut travailler en relation et non en opposition entre parents-enseignants- élèves.

 

 L’ascenseur social est en panne, ce n’est pas nouveau mais c’est pire depuis 5 ans. L’éducation est le parent pauvre de la politique du gouvernement actuel. Ambitions de l’école sont revues à la baisse. Le socle commun de connaissances représente un nivellement par le bas, une réduction de l’ambition de l’école.

 

Il faut revaloriser les filières professionnelles, les filières techniques, en les proposant à tous les élèves afin que les choix soient des vrais choix et non des choix par défaut.

 

L’université fonctionne comme un système de reproduction sociale. Le nombre d’étudiants entrant à l’université a considérablement augmenté, passant de 1 110 000 à 2 200 000 en 25 ans mais ce phénomène n’est démocratique qu’en apparence. L’échec à l’université est insupportablement élevé et ceux qui échouent sont ceux des milieux les moins favorisés donc l’accès à l’université s’est démocratisé mais pas la réussite à l’université. Nécessité de réformer l’université.

 

L’égalité des chances est un faux débat qui génère la massification sans la démocratisation.

 

La discrimination positive ? : Si c’est une politique territoriale qui vise à mettre plus de moyens dans certaines zones en fonction de la catégorie socioprofessionnelle des habitants, c’est très bien (existe depuis 1982 avec la création des ZEP) mais si c’est basé sur la reconnaissance de quelques individus appartenant à une minorité (nomination d’un préfet musulman, entrée à sciences PO de quelques étudiants…) cela n’aide pas les autres.

 

Révision de la carte scolaire pour favoriser la mixité sociale et mettre fin à l’effet concentrationnaire des ZEP.

 

2- Les dysfonctionnements actuels du système scolaire.

 

Statut et subsistances des jeunes :

 

Suppression des « pions ». c’est une catastrophe sociale pour les étudiants (les privant d’un « petit boulot » intéressant) et pour les élèves). Les jeunes n’ont pas de moyens de subsistance pendant leurs études. L’âge entre la sortie de la famille et l’entrée dans la vie active pose des problèmes. Quelle autonomie ? Quel statut, quels droits et devoirs ? L’UNEF réclame l’allocation d’autonomie.

 

La perte des aides –éducateurs est aussi dommageable car ils permettaient de faire fonctionner le foyer éducatif et les salles informatiques dans les collèges (enseignants), les bibliothèques, ateliers le midi… dans les écoles (parents d’élèves, enseignants). Le statut d’aide éducateur était également une aide pour les étudiants (aide financière mais aussi de confrontation aux métiers d’enseignants)

 

3- Manque de moyens humains

 

Diminution importante du nombre d’enseignants (SNES). Comment intéresser les élèves avec moins d’options, moins d’enseignements choisis, des effectifs trop lourds ? Le nombre de prof est insuffisant. La DHG (dotation horaire globale) diminue chaque année. Il faut donc faire avec moins d’heures pour les élèves. On demande un PPRE (projet personnel de réussite éducative) en 2006 mais aucune heure spécifique n’a été attribuée. Il faut donc prendre dans les horaires actuels. Concrètement, si on prend une ou deux heures pour quelques élèves, c’est une heure de français en moins pour 25 élèves. (prof EPS).  On a aussi supprimé les TPE en terminale faute de budget ! Les moyens humains sont insuffisants en ce qui concerne les assistantes sociales.

 

Les moyens humains sont insuffisants pour tous les adultes accompagnant la scolarité :psychologues scolaires, infirmière, médecins scolaires… (FCPE). A Sartrouville, le bilan de santé des enfants de 4 ans (auparavant pris en charge par la PMI, n’est plus effectué dans toute les écoles (il est fait partiellement ou pas du tout). Le bilan de santé d’entrée à l’école élémentaire (bilan des 6 ans, relevant de l’éducation nationale) ne sera pas assuré pour tous les enfants cette année. Un dépistage infirmier partiel sera fait et peu d’enfants rencontreront le médecin scolaire.

 

Les moyens sont insuffisants également pour l’accueil des enfants handicapés dans les écoles (enseignante). Les EVS et AVS sont en nombre très insuffisants. En pratique, il « faut » 3 enfants handicapés pour bénéficier d’une EVS dans une école (à Sartrouville) mais les enfants ne sont pas dans la même classe donc la plupart de la journée scolaire, l’enseignant(e) est seul(e) avec 25 enfants ou plus dont un enfant ayant des besoins particuliers.

 

La formation des EVS/ AVS pose problème (parents d’élèves) les contrats des AVS sont pour 1 année, renouvelable 6 fois avec une formation quasi-inexistante (faible et non obligatoire). Ces emplois sont donc peu attractifs et posent des problèmes de qualification.

 

4- Divers

 

Les contrats des aides éducateurs étaient limités dans le temps mais pas vraiment précaires (SNES) puisqu’ assortis de vraies formations sur le temps de travail. Précarité de certains statuts de l’éducation nationale comme les prof vacataires (non payés pendant les vacances) est un vrai dysfonctionnement du système actuel. (prof vacataire)

 

Perte du sens de l’effort. La réussite se mérite. L’ augmentation des moyens ne constitue pas un remède miracle. Il faut accompagner mais pas déresponsabiliser.

 

Les programmes sont énormes et les profs font des choix dans les parties à traiter. Le volume total des programmes est trop important (un jeune sorti du lycée). Pas d’accord, il faut partir de ce que les élèves savent, mettre le jeune au centre du système éducatif, ce qui suppose plus de moyens humains. Les effectifs dans les classes sont un réel problème pour une pratique diversifiée.

 

La formation des enseignants pose aussi des problèmes, le recrutement (CAPES) se faisant uniquement sur compétences disciplinaires et non aussi en fonction de connaissance sur l’enfant. Problème d’ expertise ≠ pédagogie. Les enseignants devraient être formés à la psychologie de l’enfant, à la gestion de groupe, à la gestion des conflits, aux relations avec les familles. Les relations avec les familles en grandes difficultés sont difficiles pour des enseignants non formés. Reformer les IUFM.

 

La bivalence des matières, l’exercice sur plusieurs collèges sont autant de régressions car les services dans plusieurs établissements diminueront la présence d’adultes dans les établissements et entraînent une déqualification des professeurs.

 

- Les audits actuels soulignent le coût des examens nationaux. Attention à ne pas aller vers une hiérarchie entre établissements.

 

5- Le rôle de la famille.

 

Quelle responsabilisation des familles ?: Ségolène Royal veut s’appuyer sur la famille qui peut transmettre les valeurs. L’école ne peut pas résoudre tous les maux de la société mais renforcer le rôle de la famille, c’est maintenir l’ordre actuel et donc renoncer au rôle de l’ascenseur social de l’école. Mais pallier ce probleme il faut que les familles socio-culturellement déficientes doivent être plus aidées (lutte contre la précarité, services sociaux d’aides aux familles plus développés). Refuser la démission de l’éducation et la dérive vers la responsabilité individuelle de la réussite. Ne pas oublier la petite enfance et la nécessité de scolariser le plus tôt possible les enfants des milieux les moins favorisés.

 

5- Le rôle de l’éducation

 

Nécessité d’adapter l’école aux changements de la société. La France change, il est important d’intégrer les différentes cultures (parent d’élèves). - L’éducation n’est pas l’instruction. - L’école règle plus ou moins bien le besoin de primo-éducation mais après ? - Si les diplômés ne trouvent pas de travail,  très mauvaise image pour les jeunes. - Attention, le diplôme reste encore la meilleure arme contre le chômage - Attention aux études supérieures trop dépendantes d’un industriel. Par exemple le master en chimie du pneu à Clermont-Ferrand. Que font les élèves lorsque Michelin délocalise la production ? (question de la salle) - Il faut redonner tout son rôle à l’éducation. Le point positif est que l’éducation semble revenir au centre des débats pour la présidentielle. - Attention, le rôle de l’éducation dépasse celui de l’insertion professionnelle. L’éducation vise à garantir une insertion professionnelle mais aussi à donner une culture aux citoyens, à lutter contre la montée des communautarismes, de la violence. L’éducation agit comme rempart contre l’obscurantisme. - Quelle sélection doit–on souhaiter ? En France environ ½ d’une classe d’âge obtient un diplôme de l’enseignement supérieur. Les pays de l’OCDE sont plutôt vers 75%. - Attention à l’apprentissage à 14 ans. - Mais tous les jeunes ne peuvent pas ou ne veulent pas faire des études générales et cet apprentissage existe déjà par le biais de classes particulières qui concernent aujourd’hui 10000  élèves quand de Robien en prévoit 20000 ou 30000.

 

L’éducation suppose aussi de se poser la question l’épanouissement en dehors de l’école, de l’accès aux activités extra-scolaires, à la culture en général.

 

Quels sont les réponses ou les nouvelles idées qui permettent de répondre aux questions posées par le débat : 

 

Maintenir et Renforcer Ecole Ascenseur Social : Nous nous devons de préserver et de renforcer ce service public de l’Education Nationale. Le socle commun de connaissances dans les collèges représente un nivellement par le bas, une réduction de l’ambition de l’école. Il faut le remettre en cause l faut revaloriser les filières professionnelles, les filières techniques, en les proposant à tous les élèves afin que les choix soient des vrais choix et non des choix par défaut. Révision de la carte scolaire pour favoriser la mixité sociale et mettre fin à l’effet concentrationnaire des ZEP.

 

Pas de faux semblants de type discrimination positive, par exemple entrée de quelques cas sociaux dans grandes écoles, la gauche c’est la solidarité pas la charité.

 

Nécessité de réformer l’université pour amener une véritable démocratisation et non une simple massification. Le taux de réussite ne doit pas dépendre du milieu socioculturel.

 

L’université ne doit pas être le parent pauvre du supérieur. Le système des grandes écoles est devenu un lieu de reproduction et renforcement du pouvoir (par esprit de corps) d’une caste des élites. Il faut redémocratiser l’accès aux grandes écoles ou alors les supprimer pour redonner toute sa place à l’université.

 

La responsabilisation par l’argent (écoles ou universalités payantes, coût des livres, etc.) est un moyen de discriminer les moins fortunés et doit être bannie.

 

Proposition d’impliquer les industries dans les années terminales d’enseignement (déjà le cas dans les grandes écoles dans lesquelles de nombreux enseignants sont des vacataires détachés par leur entreprise ). Mais enseignement doit rester un lieu de formation culturelle avant tout (exemple mauvais de l’école d’ingénieurs du pneu de Michelin)

 

Combattre les dysfonctionnements actuels du système scolaire

 

Le constat général est le manque de personnel enseignant, de surveillance, d’assistance : Renforcer les effectifs (ce qui demandera un effort supplémentaire a l’état). Ne pas recourir comme c’est le cas actuellement pour de nombreux personnels a des contrats de vacataires précaires. Restaurer les emplois-jeunes qui permettent sur un nombre maximum de 5 années a des étudiants de continuer leurs études tout en étant payés pour des fonctions de surveillance ou d’assistance aux enseignants (ceci n’est pas de la précarité !). Réintroduire le statut d’élève professeur.

 

Qualité de l’enseignement : Améliorer la formation au relationnel, à la dynamique de groupe des enseignants. Reformer les IUFM, le CAPES pratique. Maintenir les enseignants sur un poste et éviter les dispersions entre plusieurs établissements. Instituer dans le service public un service de soutien scolaire gratuit. Mais pas surcharger les enseignants déjà en charge des cours en leur demandant d’assurer ces soutiens. Utiliser des personnels différents, par exemple étudiants sous contrat emploi-jeune. Alléger les programmes et partir de ce que les élèves savent. Eviter une formation de base tournée vers l’élitisme, introduire du pratique et de l’enseignement technique dans tous les cursus. Maintenir le caractère national des examens, malgré un coût supérieur

 

Education et rôle des familles : Le rôle de la famille est central dans l’éducation et l’école ne peut tout . Mais pour que la famille joue son rôle éducateur en dehors des classes aisées, il faut considérablement renforcer les services d’assistance aux familles socio-culturellement en difficulté afin de maintenir une égalité réelle. Scolarisation systématique dans la primo-enfance des enfants de milieux défavorises.

 

Quelles sont les recommandations  que vous pouvez proposer en complément des réponses formulées : 

 

Il est clair qu’il y a une forte demande de renforcement de la qualité de formation et de la quantité de personnels enseignants et d’encadrement. De plus des contrats solides doivent être utilisés et non des expédients genre vacataires ou CDDs. Les participants sont conscients que ceci demande un énorme effort financier a l’état, et ont conscience que ce surcoût demandera des prélèvements nouveaux. 

 

Il y aussi la constatation que rien ne remplace un bon diplôme a terme mais que le chômage actuel des jeunes diplômés est très démoralisant pour leurs cadets. Il y a donc une double demande de, un, améliorer le taux de réussite aux diplômes finaux (universitaires ou professionnels)  et, deux, de limiter le chômage des nouveaux diplômés. Ceci doit passer par un effort tout particulier d’insertion des jeunes diplômés, pourquoi pas via contrats emploi-jeunes réutilisés dans l’éducation nationale ?

 

Saint-Arnoult : Education – Formation – Emploi

 

 

 

Introduction au débat par Jean-Claude Husson. Jean-Luc Trotignon propose ses services d’ »écrivain public » pour formuler avec d’éventuel intervenant leur sujet de discussion ou tout sujet non abordé (voir annexe).

 

Le présent compte-rendu n’a pas voulu reproduire seulement les paroles dites ; Nous avons essayé de mettre ce que nous pensons être les propositions sur les différents thèmes abordés.

 

Gilles Augis, animateur principal, se présente : éducateur spécialisé, 25 ans au PS; son activité professionnelle lui permet d’avoir une vision de la façon dont sont traitées les questions éducatives à travers les textes de loi. L’application sur le terrain de la loi 2005 va poser des problèmes. La loi protection de l’enfance également.

 

Questions soulevées concernant la correspondance entre le système éducatif et le monde du travail. On oriente les jeunes de plus en plus tôt et on demande en même temps une flexibilité aux travailleurs. Les jeunes qui à 14 ans, sortent de la formation générale, seront-ils capables dans 10 ans de se réadapter à autre chose. Et à 14 ans, est-on capable de choisir ?

 

L’Education est une lourde machine, un grand dispositif qui fait souffrir et déresponsabilise son monde. La réforme serait peut-être d’aller chercher les réponses chez les enseignants. Eux, ils savent.

 

Il faudrait avoir un autre regard sur les 2 mondes ; là est le chantier à ouvrir. C’est une question de courage, pas de couleur politique. Les enseignants, les grenadiers voltigeurs de la république, en 1ère ligne, sont déconsidérés.

 

Une stricte adéquation Education-travail n’est pas possible. La technique change et il serait dangereux de former des techniciens spécialisés. Une culture générale est nécessaire.

 

Une donnée nouvelle est apparue et la mentalité a changée : maintenant, on ne pense plus qu’on va passer sa vie dans la même usine.

 

Une autre donnée nouvelle aussi : la valeur du travail se mesure à la rentabilité, revenir le moins cher possible. Jadis, on formait les jeunes, maintenant, on les veut tout formés. Les travailleurs aussi ne sont pas considérés. La rémunération se fait en fonction du système offres-demandes. La restauration, notamment, n’est pas rémunérée en fonction de sa pénibilité.

 

Les intérêts des travailleurs et des chefs d’entreprises ne sont pas les mêmes.

 

Il y a des choses à faire, une réflexion sur les rapports à avoir avec les entreprises. Les 35h ont été une bonne loi mais des erreurs ont été commises, concernant les petites entreprises, qui sont gisement d’emplois. Se méfier du manichéisme.

 

Proposition : ne pas opposer apprentissage et obtention d’un socle de connaissances; ré apprendre à l’entreprise le rôle qu’elle peut jouer dans le trio entreprise -  formateurs - famille.  Reformer la communauté éducative.

 

Question sur la décentralisation et la fonction publique :

 

Explication sur la décentralisation du personnel TOS, techniciens/ouvriers de service qui ont jusqu’en 2009 pour opter, donc accepter d’intégrer la fonction publique territoriale. Ceux qui n’ opteront pas resteront dans la fonction publique nationale. Un doute est émis sur cette possibilité. 2000 fonctionnaires sur 9000 ont opté en Ile de France. Les nouveaux embauchés seront d’office fonctionnaires territoriaux. Le PS et la région Ile de France se sont déclarés contre cette loi, considérant que l’état décentralisait les compétences et non les moyens. Les moyens dégagés correspondent à un effectif insuffisant. Il faudra embaucher, ce qui sera à la charge de la Région.

 

Proposition : confirmer la position du PS vis à vis des TOS en la précisant. Un problème est soulevé concernant la mise à disposition.

 

Retour sur la thématique de l’enseignement :

 

Un jeune sur 5 sort sans qualification alors qu’on demande de plus en plus un haut niveau. Il faut une formation initiale solide ; après le jeune pourra évoluer. Il faut penser à un système de formation tout au long de la vie, sécuriser les parcours professionnels. Il y a du progrès dans le rapprochement avec les entreprises.

 

Que le système d’apprentissage soit une voie de réussite. Mettre la barre à 14 ans est une bêtise, c’était valable il y a 40 ans. Il y a 80 000 apprentis en Ile de France et il ne faut pas oublier les bacs et les post-bacs. 80 à 90% débouchent sur l’emploi.

 

L’université est un parent pauvre. Un étudiant revient à 6400€, un lycéen à 8500€.

 

Les jeunes universitaires partent à l’étranger parce qu’ils ne trouvent pas de travail en France (suppression de postes )

 

Proposition : enrichir le projet du PS en matière d’Education, avoir un discours clair sur l’apprentissage, développer les postes de chercheurs…

 

80% de bacheliers ? Est-ce une solution de tirer les générations vers le haut ? alors qu’il n’y a pas de porte de sortie pour les exclus du système. Le CPA a été démantelé. Des jeunes errent de la 6e à la 3e et on ne leur propose rien. Certains enfants n’ont personne pour les accompagner, souvent à cause de difficultés économiques dans leur famille.

 

Que propose le PS ? : Opportunité d’une campagne électorale différente de celles passées : réfléchir, écouter, faire remonter. Le PS s’était associé jadis à des décisions comme les centres fermés pour jeunes ( « une connerie ») sans écouter des spécialistes. L’axe de Ségolène Royale : le soutien parental, l’accompagnement des ados, amener la jeunesse vers une insertion durable. Une association locale PEPSY fonctionne ainsi.

 

Evocation de la « communauté éducative » dont parlait Lionel Jospin lorsqu’il était ministre de l’Education. Chaque pied du tabouret est nécessaire  pour que celui-ci tienne.

 

Proposition : assurer une plus grande diversité des formations sans créer de filières (ne pas enfoncer les moins bons)

 

Tout existe !

 

Il n’y a rien à inventer. Tout existe déjà mais ne fonctionne pas. Il faudrait faire fonctionner de bonne manière ce qui a déjà été créé. Le GAP existe en primaire pour éviter les échecs mais n’a pas les moyens pour le faire. Il faudrait descendre le nombre d’enfants par classe. La magistrature pour enfants existe mais ne peut plus fonctionner (surchauffe du nombre de dossiers). L’aide sociale en Yvelines existe mais est en difficulté

 

Proposition : ne pas casser l’existant (pas de nouvelle loi) mais donner les moyens de l’appliquer.

 

Suivi des élèves en primaire

 

20% des élèves quittent le système car le programme général ne les intéressent pas (pas de carottes). Les jeunes doivent voir où ils peuvent aller en adaptant leur parcours. Les circuits d’aide existent mais leurs moyen sont de plus en plus faibles.

 

Proposition : Donner de l’importance à la « re-médiation »(  2 années en 3….) en : laissant une grande part d’initiative à l’ enseignant, qui sait ce qu’il fait et à besoin d’autonomie. leur laisser l’opportunité de prendre des initiatives (re-médiation), faisant participer la famille.

 

Former mieux sur les matières générales,  pas plus mais mieux, mettre le jeune au cœur de son orientation et travailler avec lui, le prendre en compte dans sa diversité. Sans bases, le jeune ne pourra pas rattraper.

 

Apprentissage :

 

Former à 14 ans pour un métier qui aura disparu dans 10 ans : c’est une erreur.

 

Orienter très jeune, c’est souvent forcer à se former pour un métier que le jeune n’aimera pas. Les temps ont changé : les entreprises veulent des jeunes formatés et n’assurent pas la formation ensuite.

 

Les entreprises ayant besoin de main d’œuvre, la filière apprentissage peut être une solution pour certains qui peuvent ensuite se mettre à leur compte. Une formation spécifique très jeune conduit souvent à une impasse à terme.

 

Proposition : tenir compte de la rapidité d’évolution des métiers en donnant aux jeunes une formation de base solide leur permettant ensuite d’avoir les moyens de s’adapter grâce à des formations complémentaires.

 

Filière technique :

 

Changer la mentalité générale et ses préjugés sur le travail manuel. C’est inscrit dans la société : on envoie en technique les mauvais élèves, incapables de suivre des études longues.

 

Il y a en particulier un préjugé des enseignants envers la filière technique.

 

Proposition : changer l’image de marque de la filière technique en se forçant car ce n’est pas naturel.

 

 

 

Contributions données à l’écrivain public

 

-l n’y a pas que la télé qui montre des images de violences déstabilisantes, par ses fictions, dessins animés, voire reportages : il y a des jeux vidéos extrêmement violents qui sont en vente libre (malgré les interdictions affichées sur les jaquettes !) et qui ont malheureusement un grand succès. - Dans une famille monoparentale, une mère se retrouve seule et sans soutien face à ses deux fils de 17 & 19 ans. L’aîné a interrompu ses études et est violent avec sa mère pour obtenir ce qu’il veut. Le père est décédé et les grands-parents sont trop âgés. La seule solution que des associations lui ont donné, c’est de mettre son fils dehors, mais il se trouverait à la rue, sans diplôme ni travail. Elle est désemparée et se sent seule et sans aucune solution ni aide face à ce problème grave et sans solution. - Un jeune a trouvé le tract « Le bilan de la droite : c’est le projet de Nicolas Sarkozy » trop agressif, donc discrétant un peu le discours constructif. - Les mesures de résultats de la police sont contestables, d’autres indicateurs devraient être mis en place. Une réorganisation globale des effectifs et leur répartition est à faire. Faire de la « géodélinquance » (un peu comme le géomarketing) pour améliorer la sécurité ; si c’est déjà fait, c’est mal fait. Disparité incohérente du nombre de policiers par habitant selon les territoires.  - Difficulté d’élever ses enfants en famille monoparentale, notamment à cause des durées de transport pour le lieu de travail, lorsqu’on rentre tard et qu’on part tôt. De plus, l’école n’est pas suffisamment adaptée à ce type de famille, dont la maman a parfois du mal, vu ses horaires à bien contrôler les devoirs. Ces enfants-là ne sentent pas leur différence bien comprise par leur enseignant, donc ne se sente pas respectés/compris par l’enseignant qui, lui, leur demande de respecter les mêmes consignes que les enfants dont le suivi scolaire est facilité par la présence de 2 parents au domicile. - Le harcèlement moral : une victime, psychologiquent usée,  n’a plus le courage ou la force de faire les dossiers et les démarches pour agir. Il faudrait une meilleure aide. Il ne devrait pas y avoir à faire la preuve de son harcèlement lorsqu’on le déclare, cela remue le couteau dans la plaie, ce devrait être à l’employeur de prouver qu’il ne le harcèle pas. - Il faut agir fortement pour les jeunes sans espoir des cités, que ni l’école ni leurs parents n’ont réussi à « élever » au sens propre. Il y a urgence. - La pire des violences, c’est la misère. Promouvoir le co-développement. Envisager la décroissance si nécessaire. Le non-respect de la parité homme-femme est aussi inacceptable.

 

 

 

Les Essarts-Le-Roi : Environnement et développement durable

 

 

 

Organisé par la section PS  Les Essarts le Roi-Auffargis. Invité: Didier FISCHER, Conseiller régional, président du Comité de soutien à Ségolène Royal de la 10eme circonscription des Yvelines.

 

Le débat s’est organisé spontanément à partir des problèmes locaux pour s’élargir sur des suggestions de dimensions nationales ou européennes.

 

Les transports : Développement indispensable des transports en commun, ici surtout le train .  Mais: prix des billets élevé, irrégularité et inconfort  dus à la vétusté. L’amélioration passe par la création d’une 3eme ligne, pour laquelle l’Etat doit intervenir.

 

La priorité doit être donnée aux transports en commun, au rail et au ferroutage, avec cependant l’entretien indispensable du réseau routier existant (problème latent de la RN 10 et de l’A 12).

 

La région devrait avoir un droit de regard sur l’utilisation des crédits, en particulier des parkings près des gares, les réduire ou les supprimer est un non-sens.

 

A l’avenir, la politique du circuit court, rapprochant lieux d’habitat et lieux de travail, doit s’imposer; elle permet en même temps de sauvegarder des espaces naturels.

 

Les déchets : Responsabiliser les industriels pour qu’ils réduisent les emballages.

 

Reprendre le système de consigne des verres (créations d’emplois),  faire des canettes en alu recyclable;.

 

D’une manière générale, nécessité pour l’Etat d’encadrer sévèrement les sociétés de ramassage et de traitement des déchets, les communes seules sont désarmées devant elles.

 

L’eau : Des sociétés concessionnaires géantes font des profits exorbitants. Là aussi le  rôle de  contrôle de l’Etat est nécessaire. Certaines communes ayant repris cette gestion à leur compte réalisent des économies de 20 à 25% pour les usagers.

 

Taxe sur l’émission de CO2 : Ne risque-t-elle pas de créer de la récession ? Et que dire du commerce du “droit de polluer” ?

 

En général : Les citoyens pensent qu’il faut d’abord renforcer le service public dans tous les domaines, aider les communes à se défendre  et établir une solidarité entre celles-ci pour pallier leurs différences de moyens.

 

Les solutions de co-développement passent  nécessairement par l’Europe et des propositions fortes de Ségolène Royal sont attendues dans ce domaine.

 

 

 

Noisy-Bailly :  la fiscalité, l’éducation, le logement

 

 

 

1- Fiscalité : Plusieurs personnes présentes ont demandé que notre programme fiscal ne tende pas à décourager le travail. Il est demandé que l’impôt porte sur les REVENUS et non sur le SALAIRE. D’autres pensent qu’il faut réduire les charges sur le travail – remettre à plat la fiscalité. Il est rappelé que la TVA est un impôt injuste frappant relativement plus les catégories défavorisées

 

2- L’éducation : Une très forte attente s’est manifestée. Les discours et tracts sont trouvés trop légers sur le sujet. Une phrase du tract a été mal interprétée : au verso du 4 pages intitulé « 2 007 : une année décisive pour les Français »  1er paragraphe : « tout commence par les familles car si elles fonctionnent bien et assument leur devoir d’affection, d’éducation et de surveillance, alors les enfants démarrent dans la vie dans le bonnes conditions » ; Plusieurs femmes étaient heurtées, se sentant sans doute culpabilisées une fois de plus. La secrétaire de section a du rappeler que pour que les familles « fonctionnent bien » encore faut-il qu’elles vivent dans des conditions décentes de logement, de revenus, de santé, de sécurité et que cela était sous entendu.

 

Toute modification de la carte scolaire doit avoir l’hétérogénéité pour but

 

Dans certains quartiers où c’est quasiment impossible sauf à déplacer de grandes quantités de population il faut reprendre et renforcer le principe des ZEP : donner le plus à ceux qui ont le moins.

 

3- Le Logement : Une remarque a été soutenue par l’audience : pourquoi les Préfets n’imposent-ils pas la loi S.R.U en ce qui concerne les 20% de logements sociaux ? Ils devraient reprendre la main, préempter des terrains et faire construire des HLM. Les amendes actuelles ne servent pas à grand-chose.
De plus il faudrait vérifier que les logements construits sont bien au profit des plus défavorisés.

 

En même temps il y a aussi maintenant un fort besoin de logements à prix accessibles pour les jeunes couples de la région qui sont obligés de quitter le département et d’aller toujou

Ecrire un commentaire - Par Martine - Publié dans : Débats participatifs 78
Mardi 6 février 2007 2 06 /02 /Fév /2007 08:43

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La Celle-Saint-Cloud/ Bougival : L’Education

 

Synthèse du débat participatif organisé le 18 janvier.

 

Constats partagés au cours du débat

 

Grandes tendances : Répondre dès maintenant à l’évolution démographique des personnels de santé

 

L’école et particulièrement l’école publique pour tous doit devenir l’école la réussite pour chacun.

 

L’intégration.

 

Réactions: Revoir les numerus clausus des étudiants en médecine et renforcer la filière des généralistes .Des programmes qui ne se sont pas suffisamment adaptés aux évolutions d’aujourd’hui. Un débat s’est engagé sur la prééminence des mathématiques dans la scolarité.

 

Favoriser l’intégration des enfants en prenant à bras le corps l’intégration des mamans (voir annexe ci dessous). Attention parler d’intégration c’est également compris par des français de deuxième, voire troisième génération, comme uns stigmatisation et exprimer le sentiment que ces français ne seraient pas des français comme les autres

 

Propositions

 

Apprentissage à la conduite routière dans le cadre de l’école. Entrée dans la vie active ou étudiante au delà de la scolarité : une nécessité pour chaque jeune, une contribution forte pour les parents quand ils le peuvent, l’obligation de mener toutes formes de petits boulots qui restent de ce fait des petits boulots.  Le coût du permis de conduire est d’au moins 1000 €uros et des parents nous indiquent qu’ils en sont à 2500 €uros pour un de leur enfant.

 

Sortir des oppositions «  Allocations  - Prêts-étudiant ».  Concernant les allocations, les seuils et les montants qu’elles proposent ne suffisent pas à ceux qui en bénéficient de mener sereinement leurs études. Ils frustrent ceux qui se trouvent juste au dessus des seuils et qui ne peuvent en bénéficier. D’ailleurs les prêts étudiants même si ils ont des taux attractifs ont deux limites fortes, la caution des parents et leur très courte durée de remboursement, 9 ans à parti du début de la scolarité, soit 4 ans pour un étudiant à bac + 5.

 

Proposer  un système qui conjuguent les deux sources de financement : Allocations plus prêt garantit par l’état qui lisseraient les effets de seuil, avec un remboursement progressif qui s’ajouterait à l’impôt sur le revenu lorsque le jeune, étudiant ou pas sera en activité et justifiera d’un revenu lui permettant de rembourser.

 

Contribution complémentaire : l’école des mamans

 

Concerne   les enfants issus de l’immigration, surtout africaine mais elle peut être valable pour les enfants de toutes origines, dont les parents sont arrivés assez récemment ou sont confinés à leur communauté.

 

Prendre à bras le corps l’intégration des mamans :

 

Objectif : Donner aux mamans les clefs et codes de notre société pour qu’ elles la comprennent, sachent s’y insérer, apprennent à l’aimer et aident leurs enfants à la comprendre et à l’aimer.

 

Moyens : Coordonner l’action des structures administratives, associatives et scolaires  pour le repérage de ces mamans, leur encadrement et leur formation.

 

Fonction de repérage : La mairie--état civil,  inscriptions scolaires, cantines, assistante sociale—les  allocations familiales, la société de HLM, ont les moyens de repérer les femmes, néo arrivantes ou pas, ou en difficultés de langue, peu  familiarisées avec la vie pratique locale ou empêchée de sortir de chez elle.

 

Un contact systématique doit être établi avec la femme et une coordination automatique entre ces services, surtout  en cas de problème détecté.

 

L’apprentissage du français et/ou l’alphabétisation, devrait être obligatoire pour tout couple, père et mère, ou parent isolé, qui inscrit des enfants à l’école.

 

Fonction de repérage, d’accueil et d’animation : Souvent les mamans ne se perçoivent pas comme en difficulté. Elles s’adaptent à leur manière et ont conscience de faire leur devoir en vivant à la mode de leur pays d’origine ; de plus elles pensent être là provisoirement.

 

Les associations de terrain dans le quartier ont une fonction d’accueil importante et de facilitation  pour faire en sorte que les mamans sortent, rencontrent des femmes de toutes origines, et qu’elles   accèdent au désir de s’intégrer. Rencontres festives, alphabétisation , sorties dans la ville pour la connaître et s’y repérer, initiation à la vie citadine, puériculture, cuisine, hygiène, santé, couture, lectures, théâtre. Discussions autours de l’éducation des enfants, de l’école, des lois françaises, des formalités etc. Ces rencontres doivent toujours être festives, autours d’un goûter, accompagnées  parfois d’un petit cadeau.

 


Fonction de sensibilisation à l’école et de formation . L’école aussi à une fonction de repérage, en lien avec les autres structures

 

Créer  « l’Ecole des mamans »

 

L’objectif est de créer une complicité entre l’école et les mamans pour la réussite des enfants

 

Chaque groupe scolaire, dès la maternelle, devrait avoir sa classe des  mamans, avec formation  adaptée. C’est dans ce lieu de préférence que se tiendrait l’alphabétisation, les cours de Français,  la formation à la compréhension de la scolarité, aux règles de l’école, à la discipline, et, une fois par mois une réunion , avec toutes les mamans de la classe pour expliquer ce qui c’est fait durant le mois, ce qui va se faire etc…ce qui va ou ne va pas (autours d’un jus de fruit et d’un petit gâteau pour délier les langues et favoriser les rencontres après la discussion).Là, il faut que la réunion soit motivante aussi pour les mamans  françaises d’origine ou culturellement favorisées car il est très important que des  sympathies se découvrent et des relations se créent.

 

A l’occasion des sorties scolaires, il y a toujours des mamans volontaires pour accompagner, il faudrait associer à chaque fois, en plus, quelques unes des mamans en formation, pour qu’elles bénéficient des visites et pour les valoriser auprès de leur famille.

 

Les mamans qui travaillent :    Des modalités doivent etre trouvées pour associer à ces actions les mamans qui travaillent, souvent avec des horaires difficiles mais qui   doivent  d’autant moins etre laissées à elles-mêmes et privées de formation qu’elles ont moins de temps à consacrer à leurs enfants.

 

Bien sur ces propositions viennent s’insérer dans un ensemble d’actions périscolaires et associatives auprès des enfants  et on peut imaginer aussi des formations pour les pères mais la formation des mamans me semble une clef essentielle pour la réussite des enfants.

 


Aubergenville : La Vie Chère

 

 

Résumé succinct du débat :  après une présentation rapide des enjeux du débat participatif et des quelques éléments d’information utiles, le débat s’est engagé autour de la consommation par des constats ou des questions:

 

Baisse du pouvoir d’achat générée par : le passage à l’euro , en particulier, sur les biens et services à petits prix , l’impact de la mise en place des 35h et la suppression des négociations  salariales ; le prix des services (portables , nouvelles technologies , des tarifications compliquées qui masque le prix réel) ; une société de consommation à outrance…

 

Comment limiter les dégats de l’économie de marché

 

Les services bancaires incontournables

 

Les produits pharmaceutiques non ou plus remboursés 

 

Ensuite concernant le logement, également des constats mais aussi des propositions (voir plus bas) ; les problémes évoqués :

 

Concentration des habitants dans les centres urbains

 

Pas de vision moyen terme de l’aménagement du territoire et d’analyse des flux de population ;

 

Explosion du foncier- spéculation immobilière

 

Comment loger les Rmistes ?

 

Crédits sur 50ans ??

 

Autour du transports les questions suivantes ont été soulevées :

 

Prix de la carte Orange ; coûts prohibitifs des transports banlieux

 

SNCF : trains supprimés, retards fréquents ; efforts de communication nécessaire

 

Projet prolongement A86 à péage : investissement qui ne servira qu’à une minorité de citoyens : état doit jouer un rôle de régulateur !!!

 

Autres points évoqués :

 

Surendettement : les banques incitent à la consommation donc au surendettement 

 

Quels sont les réponses ou les nouvelles idées qui permettent de répondre aux questions posées par le débat 

 

Consommation :

 

 -Uniformisation des tarifs des services pour une meilleures visibilité

 

-création d’une taxe sociale de régulation

 

logement :

 

-cession des bâtiments militaires et publics, à transformer en habitation

 

- creation de ville nouvelle (avec infrastructure adaptée)

 

- réquisition des logements vides

 

-coût du logement proportionnel aux revenus

 

Transports :

 

des tarifs plus forfaitisés : RATP—SNCF

 

Surendettement :

 

Suppression de l’obligation du compte bancaire pour toucher son salaire

 

Loi d’encadrement sur les credits à la consommation

 

Bas salaires et retraites :

 

Taxes sur les transaction financière,permettant une redistrbution

 

Conserver et protéger le système de redistribution

 

Pas de retraite en dessous du SMIC

 

Divers :

 

favoriser le syndicalisme des retraitrés 

 

 


Guyancourt : L’Education

 

 

 

Contribution à la réflexion sur les problèmes d’Education , notamment dans l’Académie de Versailles :

 

- Suppressions massives de postes : alors que les évolutions démographiques nationales s’équilibrent entre les effectifs d’élèves du 1er degré ( +24.000 )  et du 2d degré ( - 24.757 ), le Ministère a décidé la suppression de 5.060 postes dans les collèges et lycées ( 463 pour Versailles)..et la création de 459 postes seulement dans les écoles ( 17 pour Versailles ).En outre, dans ces réductions figurent pour 60% les décharges horaires qui permettaient de nombreuses activités périscolaires ( associations, notamment sportives ; gestion des labos scientifiques, etc…) : au total, environ 80.000 enseignants sont concernés, et autant de classes… ( Source : Le Monde du 12.01.2007 ). 

 

1)                               - Remise en cause des ZEP, réduites en nombre et en moyens, alors que, depuis leur création par A.Savary en 1982 elles ont permis de « donner plus à ceux qui ont le moins » et sont des lieux privilégiés de soutien individualisé, de créativité, d’ouverture et d’éducation aux valeurs d’une citoyenneté exigeante et tolérante…

 

2)                               - Annonce par le Ministre de sa volonté de multiplier les postes bivalents dans le 2d degré : alors que l’on a mis plus de 20 ans à résorber le corps des PEGC bivalents et que la formation des Professeurs est mono-disciplinaire….Au contraire, leur compétence disciplinaire doit être reconnue , tout en encourageant en même temps des actions concertées rassemblant des enseignants divers dans des projets interdisciplinaires cohérents ( Ex : le patrimoine, l’environnement, l’eau, les climats, l’énergie…).

 

- Enfin, la chronique d’une mort annoncée avec la suppression des IUFM, qui a commencé le 01.01.2007 avec ceux d’Aix et de Versailles et doit s’achever en 2008 si rien ne vient contrecarrer les décisions ministérielles et rectorales, prises sans concertation réelle avec les représentants des formateurs et des formés. Les griefs les plus graves portent, en particulier pour notre Académie, sur les points suivants : rattachement de l’ex-IUFM à l’Université de Cergy, au mépris de toute logique géographique et pédagogique, alors que l’Université de Versailles –St Quentin est plus proche du centre de gravité de l’Académie et plus diversifiée ; « universitarisation » regrettable de la formation des maîtres si se confirment les intentions actuelles de suppression de la 1ère année de formation spécifique au Concours d’entrée (en l’intégrant au cursus de licence universitaire ) et d’appauvrissement des acquis pédagogiques antérieurs ( suppression du mémoire fondé sur la pratique professionnelle, réduction des visites formatives sur le terrain au profit d’un compagnonnage auprès des pairs IMF ou PEMF, disparition des formateurs à temps plein remplacés par des professeurs déchargés partiellement, moins disponibles ; amputation du temps de formation, déjà réduit à une année au lieu de 2 - ou même de 3 ans il y a 15 ans ! - par l’augmentation du stage « filé » porté de 1 à 2 jours par semaine sur le terrain, en responsabilité et non en tutelle,  pour remplacer à bon compte les décharges de directeurs et ponctionner d’autant la formation continue des titulaires ; incertitudes sur le cahier des charges et le budget dépendant de l’Université )… Bref, si les nouvelles Ecoles de formation des enseignants n’obtiennent pas un statut autonome et spécifique, à l’instar des IUT par exemple, il s’agirait là d’une régression catastrophique qui constituerait la 2ème mort des Ecoles Normales d’Instituteurs…Au moment où les médias se font l’écho d’un besoin urgent de mieux associer la théorie et la pratique dans la formation des maîtres, c’est au contraire un divorce croissant qui serait consacré derrière une parodie de « professionnalisation ».        Daniel Bénesse, Professeur à l’ex-IUFM de Versailles, élu  Snesup/FSU dans l’ex-Conseil de Centre.  

 

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Jeudi 1 février 2007 4 01 /02 /Fév /2007 11:30

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Les Mureaux : Education, formation, emploi

 

Ce débat organisé le 18 janvier par la section PS des Mureaux et le Comité local Désirs d?avenir regroupait une cinquantaine de personnes. Il était animé par Sylvie Faucheux, président de l?Université Versailles/Saint-Quentin-en-Yvelines, François Garay, maire des Mureaux, Papa Waly Danfakha secrétaire de la section PS des Mureaux, Martine Gavelle, Désirs d?avenir 78. Ce débat avait pour thème : éducation, formation et emploi, ont été abordées les questions suivantes : Quelles mesures  pour assurer la réussite pour tous ? Comment faire de la carte scolaire un outil de mixité sociale ? Que proposer pour lutter contre l?échec scolaire? Comment lutter efficacement contre le chômage des jeunes ?
Il est intéressant de noter que les participants n?étaient pas que des militants, cela signifie que l?objectif de Ségolène Royal était atteint, là comme dans les milliers de lieux où se multiplient actuellement ce type de débat. Parmi les participants, on comptait beaucoup de jeunes (avec ou sans diplômes) et de moins jeunes ayant à faire face à l?éducation de leurs enfants, issus quasiment tous de l?immigration et de conditions modestes. Ils se sont exprimés avec passion, ouverture d?esprit et surtout de façon très lucide et constructive avec des propositions concrètes.
Les thématiques abordées ont concerné tous les niveaux de l?éducation nationale, depuis la maternelle jusqu?au supérieur, puisque dans la salle étaient aussi présents plusieurs étudiants très motivés, mais ayant à faire face à de nombreuses difficultés. A leur propos, a été soulignée, l?absence de transport public entre les Mureaux et St-Quentin- en-Yvelines ou la médiocrité de la liaison avec Versailles. Si l?on ajoute la quasi-inexistence de logements étudiants, ces jeunes sont alors obligés de passer un temps important dans les transports pour se rendre dans leurs universités. Cela s?avère d?autant plus une entrave à leur réussite, qu?ils doivent, pour payer leurs études, travailler parallèlement. Ils se rendent bien compte que, parmi leurs camarades étudiants, ils sont une minorité à venir, comme ils le disent eux même, des banlieues. Cela a amené un certain nombre de propositions comme, par exemple, les bourses qui devraient être revalorisées en fonction du double critère de la réussite et du revenu familial ou encore de construction de nouvelles cités universitaires autour de Paris.
Trois jeunes hommes, dont un titulaire d?un BTS, ont expliqué par ailleurs comment ils avaient compris que le rejet récurrent de leur candidature à des postes était du à une ségrégation et que cela constituait bien sûr un problème pour eux, mais aussi pouvait avoir un effet repoussoir pour les plus jeunes, considérant qu?ils n?avaient aucune raison d?être assidus dans leurs études. Un autre a indiqué que son frère titulaire d?un doctorat et de nombreuses publications scientifiques, avait fini par quitter la France qui ne lui proposait rien d?autre que veilleur de nuit. Au Canada, il est chercheur reconnu !
Des parents et même des grands-parents ont parlé de la carte scolaire qui n?assurait en aucune manière la mixité sociale et la politique du logement a alors été abordée. En effet, faute de mixité sociale dans chaque quartier et donc de coexistence de logements sociaux, à côté du locatif privé, de l?accession (aidée ou non) à la propriété, la carte scolaire demeure un leurre, d?où l?intérêt de la position de Ségolène Royal sur cette question.

L?apprentissage de la lecture et de l?écriture a eu une grande place dans le débat et la nécessité d?un suivi pour les enfants dont les familles ne sont pas en mesure de l?assurer a été discutée. Parmi les points abordés est revenue la question récurrente des trop nombreuses périodes de vacances où de tels enfants restent sans lire, ni compter. Il a été proposé, une fois de plus, de limiter les périodes de vacances et d?avoir des journées où le temps de la formation traditionnelle soit réduit au profit de davantage d?activités culturelles, d?ouverture sur l?entreprise et le monde associatif, d?ateliers de citoyenneté, etc? A ce propos la thématique du passeport citoyen a été lancée par le Maire des Mureaux afin d?initier tous les jeunes aux valeurs républicaines.
Des échanges intéressants ont également concerné les moyens de rendre de nouveau l?école attractive, afin que tous les jeunes y aillent avec l?envie d?apprendre, de s?ouvrir l?esprit. Le besoin aussi d?utiliser des supports plus interactifs et en prise avec l?évolution des technologies, comme les nouvelles technologies de l?information et de la communication a été pointé.
La question du statut social (y compris en termes de rémunération) des enseignants, ainsi que la qualité esthétique de l?environnement du lieu de formation, ont été abordées. La nécessaire ouverture sur le monde de l?entreprise et associatifs a alors été de nouveau discutée. Sur ce dernier point, plusieurs participants ont fait part des difficultés pour les jeunes en alternance de trouver des entreprises les acceptant en apprentissage et sur le réel besoin de dialoguer avec les patrons d?entreprises pour trouver des solutions. Pour les jeunes présentant des difficultés, notamment de comportement dans le système éducatif, il a été indiqué par plusieurs que la solution consistant à les renvoyer pendant des périodes plus ou moins longues de l?établissement scolaire jusqu?à ce qu?ils atteignent leur 16 ans pour les faire sortir définitivement du système, n?était certainement pas la meilleure, ni pour eux, ni pour la société dans son ensemble. Certains ont envisagé de réintroduire des internats publics offrant l?avantage également de la mixité sociale, d?autres des lieux ou des travaux d?intérêt collectifs et de citoyenneté pourraient leur être offerts. On a d?ailleurs rappelé à cette occasion, que les établissements classés ZEP en France recevaient en moyenne 8% de plus en termes budgétaires que les autres établissements alors que dans d?autres pays, comme les Pays Bas, c?est 50% de plus qui y sont investis avec de véritables programmes de ce type intégrés et de frais résultats de réussite. A ce propos, l?état calamiteux du système d?orientation en France a été abondamment commenté. Une présence plus intense des enseignants dans les établissements a été souhaitée par plusieurs, à condition bien entendu de leur offrir des conditions de travail adéquates sur place. Le besoin de professionnalisation ne doit pas, pour quasiment tous les participants, se faire au détriment de l?éducation au sens d?apprentissage des connaissances, d?éveil de l?esprit critique, surtout jusqu?au baccalauréat.
Interrogée sur ce qu?elle pensait de ce débat, Sylvie Faucheux a souligné : « ces discussions ne sont jamais tombées dans le misérabilisme, ni dans la démagogie et encore moins dans la mauvaise conscience des uns ou des autres, bien au contraire, elles se sont faites dans une grande dignité en ayant conscience de toutes les contraintes. Cela a été pour moi une grande bouffée d?oxygène et je suis persuadée que si les médias, y compris de notre territoire, relayaient un peu plus les témoignages de tels jeunes et de tels parents lors de ces réunions participatives, plutôt que de nous marteler sans cesse les exactions de quelques autres, notre société s?en trouverait probablement beaucoup mieux armée pour affronter ses défis. Pour nous donner l?opportunité de tous nous ressourcer dans le cadre de tels débats participatifs, nous pouvons rendre hommage à Ségolène Royal ».



Trappes : le co-développement

 

Nombre de personnes présentes : 80

En présence de :  Gaston Kelman (écrivain), Safia Otokoré , Catherine Tasca (sénatrice PS des Yvelines), Patrick Malivet (premier sécrétaire fédéral des Yvelines) et Michèle Pouzoulet.

Résumé succinct du débat :  

Après une rapide introduction et présentation des intervenants, Safia donne la parole à la salle.
Nous sommes dans un café au centre de Trappes, l?assistance est nombreuse et intéressée ; dans l?autre partie de la salle, les gens rentrent et sortent, tendent l?oreille au passage.

« C?est très bien que le co-développement, dans le thème du développement durable, ne soit pas traité à la marge, et fasse partie des thèmes choisis par Ségolène Royal »

« Ici, à Trappes, on vit tous ensemble, il y a 70 ethnies, je ferai la campagne de Ségolène »

Georges, originaire de Centre-Afrique, nous dit sa difficulté d'existence : « ils ne voient que ma couleur, et pourtant, je parle la même langue qu?eux, pourtant ici, vous m?écoutez? »

« Quel modèle de démocratie soutient la France en Afrique ? »

Il faut mettre en place une coopération décentralisée, c?est à dire mettre en place des projets pour des gens sur le terrain, aidés par l?aide française.
Le co-développement part du terrain.

Il faut monter des projets, des partenariats, mettre en place des équivalences entre les diplômes ; la question de la formation des peuples que nous prétendons aider est première avant même les grands projets.

On parle de respect de la démocratie, on contrôle les élections par rapport à nos critères, mais le problème c?est que 80% de la population ne participe pas.
Nos discours ne deviennent efficaces que si nous tenons compte de la réalité de terrain, à savoir que souvent encore, c?est le  poids tribal qui fait voter.
Il faut donc parler du désert de l?éducation et lutter par des projets concrets, sinon le discours ne vaut rien.
Il ne suffit pas de donner de l?argent, il faut veiller à monter plutôt des projets locaux et savoir ainsi comment est utilisé l?argent donné.

L?objectif du co-développement est que les gens puissent rester chez eux et ne risquent plus

leur vie à venir chez nous.

Il ne faut pourtant pas constituer des projets au Nord pour les mettre au Sud.
Qui entretient la mauvaise gestion ?

L?Europe n?a pas à importer de modèles, il faut donner des formations sur place, du type aides maternelles, sages femmes, Qu?envisage la candidate socialiste pour que les pays d?Afrique vivent de façon autonome ?

Conclusion de Safia Otokore: Les bonnes volontés ne suffisent pas, il est plus efficace de monter des coopérations locales, de faire de la coopération décentralisée, mettre en place une stratégie globale de développement, partenariale, concrète, appuyer la société.
L?Afrique doit s?en sortir par l?Education, la formation, la relation que nous allons avoir avec elle, le projet que nous allons proposer à Ségolène que vous allez faire gagner.

Quels sont les réponses ou les nouvelles idées qui permettent de répondre aux questions posées par le débat :
Il faut mettre en place une coopération décentralisée, c?est à dire mettre en place des projets pour des gens sur le terrain, aidés par l?aide française.
Le co-développement part du terrain.

Il faut monter des projets, des partenariats, mettre en place des équivalences entre les diplômes ; la question de la formation des peuples que nous prétendons aider est première avant même les grands projets.

Il ne suffit pas de donner de l?argent, il faut veiller à monter plutôt des projets locaux et savoir ainsi comment est utilisé l?argent donné.

L?Europe n?a pas à importer de modèles, il faut donner des formations sur place, du type aides maternelles, sages femmes,

Quelles sont les recommandations  que vous pouvez proposer en complément des réponses formulées :  Les situations politiques et économiques des pays concernés par ce débat (Afrique noire) sont très diverses. La politique néo-coloniale de la France dans certains de ces pays a été violemment critiquée (Cote d?Ivoire, Gabon, etc.). Cependant les demandes unanimes ont été pour des projets locaux adaptés, DURABLES (quand l?aide s?en va, ce qui a été mis en place doit perdurer), et une formation sur place en fonction des nécessités réelles. 

 



Marly-le-Roi : Ecologie et développement durable

 

Résumé succinct du débat :  

L?écologie aujourd?hui est l?affaire de Tous.

Système économique incompatible avec : Les ressources de la planète, La pollution qu?elle peut supporter, Il conduit l?humanité à une impasse.
Un moteur pour le développement durable c?est l?Etat. La politique a un rôle majeur en matière d?excellence environnementale.
Un euro investi dans l?isolation thermique des habitats économise 20 fois plus de CO2 qu?un euro investi dans les éoliennes.
On ne peut pas décloisonner les problèmes de l?urbanisme de ceux de l?environnement et de l?énergie. Le ferroutage est très cher. Peu utilisé en France. Projet socialiste peu réaliste sur ce sujet.
Le lien entre l?habitat, le développement durable et l?environnement est un fait de société. Le nombre de divorces génère une dichotomie de l?habitat.
On aimerait entendre parler de politiques industrielles européennes prenant en compte le développement durable.

Quelles sont les recommandations  que vous pouvez proposer en complément des réponses formulées : 

Il faudrait mesurer la richesse nationale en prenant en compte le coût de la pollution et de la destruction des ressources non renouvelables : ceci pourrait faire basculer les choix.
Diversifier les sources d?énergie à l?échelle européenne.
Economiser la consommation énergétique dans les transports collectifs : (ferroutage), dans les immeubles de bureaux et chez les particuliers. Pour le ferroutage envisager des solutions de type PPP (partenariat public privé).
Il faudrait qu?un ou deux pays européen prenne les devants pour conduire l?action environnementale en vue de créer une politique européenne de développement durable.
Développer dans l?habitat pour lutter contre le réchauffement climatique.
Développement des voitures électriques pour des liaisons périphérie-centre ville.
Développer les transports en commun.

Gérer autrement les parcs immobiliers, inciter dans les vieux immeubles les gens à faire de l?isolation.
Création d?une fiscalité écologique concernant les activités polluante garantissant ainsi le principe « pollueur-payeur ».

Encouragement de l?économie vers 100% du recyclable ou du biodégradable.
PAC réorientée vers le développement rural et les productions agricoles écologiques. Aide aux agriculteurs désireux de promouvoir une agriculture durable.

Ecrire un commentaire - Par Martine - Publié dans : Débats participatifs 78
Dimanche 28 janvier 2007 7 28 /01 /Jan /2007 15:41

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