Julien Dray défend Ségolène Royal

Publié le par Désirs d'avenir 78

Cette année, Ségolène Royal n’apparait pas comme la favorite aux primaires du PS si elle doit affronter Martine Aubry ou Dominique Strauss-Kahn. Contrairement à l’exercice 2006, où elle avait battu DSK et Fabius à plate couture. Mais elle y croit toujours, et elle n’est pas la seule.

 

Ségolène Royal peut compter sur le soutien de Julien Dray. Le député PS de l’Essonne et ancien conseiller de la candidate en 2007 est toujours à fond derrière elle : dans le magazine L’Express, Julien Dray a assuré que « les commentateurs ont tort de l’enterrer si vite ». Pour lui, « Royal n’est jamais aussi bonne que quand elle est le dos au mur. Elle fait preuve d’instinct, elle voit les failles par où passer. Son audace est supérieure à celle des autres et elle n’esquive pas les sujets qui font polémique. » C’est donc clair : elle peut le faire !

 

Les sondages la montrent pourtant en difficulté derrière DSK, Aubry et Hollande au premier tour des présidentielles 2012 ; et certains membres du PS, comme Laurent Fabius, ne croient pas du tout en elle. Il est vrai que Fabius s’était déjà occupé de la descendre en 2006 après avoir été largement battu, mais passons.

 

C’est surtout la stratégie de Royal qui est pointée du doigt. En effet, parmi les deux candidats « sérieux » au PS – laissons de coté les outsiders Montebourg et Valls, et les non-déclarés Aubry et DSK-, deux politiques distinctes s’affrontent : une campagne active et médiatisée (François Hollande), et un silence dans les médias (Ségolène Royal). Certains disent que la stratégie de Royal, qu’on entend rarement depuis quelques mois, lui sera fatale. D’autres, au contraire, comme une responsable de Désirs d’avenir du Val d’Oise, assurent que « Ségolène n’est absente que pour les journalistes, sur le terrain elle est partout. » (Le Nouvel Observateur)

 

Une « cure de silence médiatique », selon le Nouvel Obs, qu’elle avait déjà pratiqué il y a un an pendant la campagne des élections régionales. Toujours selon l’Obs, Royal estimait qu’ « en politique, les gens adorent les revenants », d’où les effets « je suis de retour ». Ainsi, on a entendu la candidate le 20 avril sur RTL pour demander au gouvernement de bloquer le prix des carburants.

 

Cette stratégie fonctionnera-t-elle toujours en 2011-2012 ? Réponse en octobre lors des primaires du PS.

 

(Source : Planete Campus)

Publié dans Revue de presse

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