lci200208.jpg"J'espère que ce n'est pas l'approche des élections cantonales qui explique que tout d'un coup tout le monde s'agite pour réclamer des référendums, pour faire ceci, pour faire cela."

Mardi 15 mars sur France Bleu, Ségolène Royal est sortie de son silence sur la situation au Japon, en marge d'un déplacement à Châtellerault lundi soir. Après cette allusion claire aux écologistes qui, comme Cécile Duflot ou Dany Cohn-Bendit, ont demandé l'inscription au programme de la gauche d'un référendum sur le nucléaire, elle a ajouté : "Je pense qu'il y a un délai de décence et de respect."
Cette sortie de la présidente de Poitou-Charentes n'a pas manqué de faire bondir certains écologistes, dont Cécile Duflot. Pourtant, la position de l'ancienne candidate à la présidentielle ne diffère pas beaucoup de celle d'autres responsables socialistes. Malgré la catastrophe possible au Japon, sur la question du nucléaire, un fossé demeure entre écologistes et socialistes.
"Il faudra que ce débat ait lieu, bien évidemment, mais l'heure est aujourd'hui à la solidarité avec les Japonais et au respect de ce qu'ils sont en train de subir", a précisé Ségolène Royal. "Quand le débat sera rouvert, lorsque les Japonais auront pu retrouver la garantie de la sécurité, à ce moment-là, je vous donnerai mon avis sur le nucléaire."

Cécile Duflot a vivement réagi, après que Delphine Batho, députée proche de Ségolène Royal, a salué sur Twitter la "déclaration courageuse" de Ségolène Royal : "Ce qui est monstrueusement indécent madame ce sont ces propos. Les Verts alertent sur le risque depuis 30 ans !!!!!!!", a lancé la secrétaire nationale du mouvement écologiste. "C'est vrai et il n'y a pas que les Verts qui alertent sur les risques. La catastrophe est en cours et ce débat a besoin de calme", a répondu Delphine Batho.

Stéphane Le Foll, proche de François Hollande, reconnaît certes qu'il faut un "mix énergétique plus équilibré", avec un recul du nucléaire. Mais il juge que le référendum voulu par certains écologiostes est "précipité". Et lance : "Les Verts qui disent que 'c'est oui ou c'est non', ce n'est pas une manière de discuter. Si on est tout le temps dans l'émotion, on risque de grosses déconvenues."

Benoît Hamon rappelle lui que le PS veut surtout un "état des lieux du parc nucléaire français" et précise qu'"on ne peut pas sortir du nucléaire du jour au lendemain."

La question du nucléaire sera l'un des éléments de la négociation pour une éventuelle alliance entre écologistes et socialistes pour 2012. Quelle sera la position du PS ? En 2007, Ségolène Royal était allée jusqu'à prôner un recul du nucléaire à 50 % de l'électricité d'ici à 2017. Avant d'être contrainte, sous la pression d'élus à gauche, d'adopter une position plus floue dans son pacte présidentiel, sans précision d'objectif ou de date.

 

Source Le Monde.fr

Par Désirs d'avenir 78 - Publié dans : Revue de presse
Mardi 15 mars 2011 2 15 /03 /Mars /2011 14:45
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Par Ségolène Royal

 

Pour faire face à la flambée du prix de l'essence qui révolte les Français, Christine Lagarde a annoncé un 'observatoire'. Pathétique. Elle a même osé conseiller d'éteindre le moteur à l'arrêt. Il faut contrôler les marges des compagnies pétrolières qui n'ont aucune raison d'augmenter en pourcentage et surtout rétablir la TIPP flottante pour baisser les taxes sur l'essence. Mais la vérité c'est que le gouvernement ne veut rien faire car il empoche une hausse proportionnelle des impôts dont il a grand besoin pour boucher les trous de sa mauvaise gestion. En 2012 nous remettrons justice et transparence dans ce secteur crucial pour le pouvoir d'achat des Français.

 

Raison de plus pour encourager la voiture électrique. Heuliez continue sa remontée et je suis allée au salon automobile de Genève encourager la MIA électrique qui sera mise sur le marché en juin. Grâce à l'appel à projet que j'ai lancé il y a maintenant cinq ans, et après de nombreuses épreuves, et grâce à la décision prise d'entrer au capital de l'entreprise, seule région française à avoir pris une telle initiative, je démontre qu'une politique industrielle est possible. Le partenariat avec un industriel allemand prouve que l'Europe franco allemande des PME est une solution et que les grands groupes comme Renault dont les patrons empochent des revenus scandaleux et ont reçu quatre milliards d'euros du contribuable pour finir dans un scandale minable de faux espionnage industriel, sont l'illustration des connivences entre le pouvoir et les grands groupes tandis que les PME et les sous-traitants souffrent.

 

 Jeudi (10 mars)  je réunis la filière photovoltaïque de ma région car je n'accepte pas que le moratoire gouvernemental ruine une filière d'avenir uniquement parce que le lobby puissant de l'énergie nucléaire ne veut pas qu'émerge une filière énergétique alternative. Je mets en place en Poitou-Charentes un 'fond de résistance énergie solaire' pour que les opérateurs de la filière tiennent le coup jusqu'en 2012 date à laquelle nous ferons une puissante politique énergie propre. N'oublions pas que l'énergie solaire c'est l'énergie de la paix car elle est plus puissante dans les pays pauvres. Ma région va créer une société d'économie mixte qui va produire l'énergie solaire et contribuer au financement des projets pour compenser le recul du gouvernement.

 

 Servier vient de proposer d'indemniser le préjudice des victimes à condition qu'elles renoncent à porter plainte. Donc il y a bien eu préjudice. Mais qu'en pense l'ex avocat du laboratoire Servier, Nicolas Sarkozy, et l'actuel président de la République, Nicolas Sarkozy qui a remis la légion d'honneur à Servier. Le 'médicament ' a tué plusieurs centaines de personnes et Servier est toujours en liberté ? C'est écoeurant. Et les victimes vont subir l'humiliation d'aller négocier avec l'entreprise qui a tué leurs proches ? Mais que fait le gouvernement ? Y a t-il de telles connivences financières pour que le ministère de la Justice reste autant inerte ? En 2012 les victimes de scandales sanitaires auront les moyens de se défendre et l'Etat sera à leurs cotés. C'est ça la morale publique.

 

L'université populaire de Desirs d'Avenir sur la valeur travail s'est déroulée devant une salle comble et passionnée. Allez sur le site Désirs d'avenir pour y assister car mon souhait, avec Désirs d'avenir c'est de mettre à la portée de tous les connaissances permettant d'être vraiment citoyen en participant et comprenant les actions à réaliser. Venez adhérer à Désirs d'Avenir pour que nous soyons de plus en plus nombreux à prendre la parole sur ce qui nous concerne.

 

A bientôt et amitiés.

 

Ségolène Royal, présidente de Désirs d'Avenir.


 Une université populaire participative sur un sujet central : la valeur travail.

lundi 7 mars Ségolène Royal organisait une université populaire participative sur un sujet central, essentiel celui de la valeur travail et la lutte contre le chômage en réunissant Philippe Askenazy, économiste, directeur de recherche au CNRS, Professeur à l'Ecole d'Economie de Paris, auteur de "Les Décennies Aveugles (emploi et croissance 1970-2010)", Guillaume Duval, rédacteur en chef du magazine "Alternatives Economiques", François Desriaux, Président de l'ANDEVA ( association des victimes de l'amiante ) et rédacteur en chef de la revue "Santé et Travail".

 

Retrouvez toutes les interventions sur le site de Désirs d'avenir

Par Désirs d'avenir 78 - Publié dans : Interventions de Ségolène - Communauté : Désirs d'avenir
Jeudi 10 mars 2011 4 10 /03 /Mars /2011 11:33
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Par Ségolène Royal


Je salue chaleureusement la belle victoire de Dilma Rousseff à l'élection présidentielle brésilienne. Je me réjouis que le peuple brésilien ait choisi de poursuivre et d'approfondir avec elle le changement économique, social et démocratique conduit avec audace et pragmatisme par le Président Lula.

Dilma Rousseff dont j'ai pu, lors de nos rencontres au Brésil, mesurer le courage, la compétence et la détermination, a affronté une campagne dure au cours de laquelle les partisans de son adversaire ont alimenté les rumeurs les plus basses et tenté de jouer sur la peur.
Le Président Lula avait dû, en 2002, subir le tir de barrage de ceux, marchés financiers en tête, qui prédisaient le chaos au cas où il serait élu.
Dilma Rousseff a eu, elle aussi, sa part d'attaques violentes et de pronostics apocalyptiques décrivant un pays à feu et à sang au cas où elle en prendrait la tête.
Mais les électeurs brésiliens ne sont pas tombés dans le panneau.
Après avoir, pour la première fois dans l'histoire de leur pays, porté un ouvrier à la magistrature suprême, ils ont, pour la première fois encore, choisi une femme comme chef de l'Etat de la 8ème puissance économique mondiale.

Les électeurs brésiliens n'ont, ce faisant, pas seulement approuvé le bilan spectaculaire des années Lula : une croissance de plus de 7%, record du dernier quart de siècle, un chômage au plus bas, une classe moyenne désormais majoritaire, une pauvreté efficacement combattue pour des dizaines de millions de familles, un poids diplomatique croissant.
Ils ont aussi exprimé cette confiance dans l'avenir de ceux qui savent leur pays en plein essor et l'avenir de leurs enfants assuré d'être meilleur.

Du Brésil si légitimement fier de s'être « affranchi de la tutelle du FMI », comme aime à la rappeler Dilma Rousseff, nous sont venues quelques fortes leçons d'une cuisante actualité.
La première, c'est que la justice sociale n'est pas l'ennemie mais le carburant du dynamisme économique.
La seconde, comme l'a également souligné Dilma Rousseff durant sa campagne, c'est le rôle irremplaçable d'un Etat anticipateur et moteur pour qu'un pays titre, au service de tous, le meilleur parti de ses atouts.
La troisième leçon, c'est la nécessité d'un dialogue permanent avec les citoyens, les mouvements sociaux et les organisations syndicales car une démocratie participative et sociale accroît l'efficacité des politiques publiques.

 

Une femme énergique et de conviction vient d'être élue à la tête d'un grand pays qui peut puiser dans ses succès la force d'ouvrir de nouveaux chantiers et d'aller de l'avant.
Sa victoire est une bonne nouvelle pour le peuple brésilien et pour tous ceux qui veulent construire un ordre juste à l'échelle planétaire.

Ségolène Royal

 


http://www.desirsdavenir.org/images/articles/segluladilma.jpg 

 Vous trouverez un dossier relatif au déplacement de Ségolène Royal au Brésil en avril 2010 quand elle avait rencontré le président Lula, ainsi que Dilma Rousseff avec qui elle avait tenu une réunion de travail suivie d'une conférence de presse commune, en cliquant ici

Par Désirs d'avenir 78 - Publié dans : Actualité - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
Lundi 1 novembre 2010 1 01 /11 /Nov /2010 11:05
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Ségolène Royal participera le mercredi 27 octobre aux Premiers Etats Généraux de la francophonie décentralisée et assistera le jeudi 28 octobre à l'assemblée générale de l'Association Internationale des Régions Francophones (AIRF) à Lyon (Palais des Congrès- 50 Quai Charles de Gaulle) au titre de la politique d'excellence en matière de coopération décentralisée développée par la Région Poitou-Charentes avec ses régions partenaires au Sénégal, en Inde, au Vietnam et au Québec.

Ségolène Royal présidera une table ronde sur la Gouvernance de la coopération décentralisée le mercredi 27 à 10h45.
Elle assistera mercredi à 17h30 au discours de clôture du Président Abdou Diouf, secrétaire général de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), réélu à l'unanimité à ce poste lors du sommet de la Francophonie de Montreux qui s'est tenu ce week end.

L’Association Internationale des Régions Francophones (AIRF) a été créée en 2002; elle est composée de présidents ou de responsables de collectivités, territoires et communautés régionales, où la langue française est soit la langue officielle, soit la langue de communication, soit une langue largement utilisée. Elle rassemble aujourd’hui plus de 137 membres, représentants de collectivités régionales de 25 pays (dont 17 Régions françaises).

Au coeur du monde francophone, les Régions ont toutes une place spécifique et un rôle à jouer. En effet, les initiatives locales sont nombreuses et volontaires, mais elles manquent parfois de pôle fédérateur. Les Régions, de par leurs compétences et les moyens qu’elles consacrent à la coopération internationale, peuvent apporter un nouvel élan au développement.

Cette implication des collectivités territoriales a été souhaitée par l’Organisation Internationale de la Francophonie lors des Sommets d’Hanoi en 1997, et de Moncton en 1999, ou encore lors de la 3ème Conférence ministérielle sur la culture à Cotonou en 2001.


Etant présente à Lyon mercredi, Ségolène Royal a accepté l'invitation du groupe local de Désirs D'avenir et de la Fédération du parti Socialiste à intervenir lors d'une Université populaire participative sur l'avenir des jeunes à 19h au centre culturel de Décines à 10 mn du centre ville de Lyon (14, avenue Jean Macé), organisée par Najat Vallaud-Belkacem. A cette occasion, elle s'exprimera sur la gravité de l'actualité sociale.

Par Désirs d'avenir 78 - Publié dans : Actualité - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
Mardi 26 octobre 2010 2 26 /10 /Oct /2010 10:03
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Le gouvernement a voulu passer en force, c'est une corruption de l'esprit de la République

Voici l'intégralité de la réaction de Ségolène Royal au micro de France Inter, vendredi22 octobre :

Ségolène Royal : Le gouvernement a voulu passer en force et je pense que c’est une corruption de l’esprit de la République. On avait déjà vu la corruption concrète du système Sarkozy. On voit là qu’il y a une corruption des mœurs politiques. Aucun pays moderne ne conduit aujourd’hui des réformes de cette importance contre le peuple. Et au contraire, la condition d’une réforme durable, c’est de construire ce genre de réforme grâce à la democratie participative, par et avec les gens parce que la retraite, c’est un patrimoine de chaque travailleur et donc le système qui consiste à imposer par un rapport de force une réforme qui est à la fois brutale et injuste est forcément une réforme qui ne durera pas.

France Inter : Que dites vous aujourd’hui, après ce vote du Sénat et avant le vote définitif la semaine prochaine ?

Ségolène Royal : Je dis aujourd’hui que le prochain rendez vous c’est en 2012 et qu’en 2012, si les Français nous font confiance, nous leur rendrons la retraite à 65 ans et pour ceux qui ont travaillé depuis longtemps, nous leur rendrons la liberté de s’arrêter à l’age de 60 ans. Parce que ce sont des acquis sociaux et il n’y a aucune raison de reculer sur ces acquis sociaux dès lors que l’on met en place une autre réforme : celle qui consiste d’abord à lutter contre le chômage puisque les besoins des régimes de retraite sont d’abord dus au chômage et donc au manque de cotisations. Deuxièmement, c’est de faire participer les revenus financiers au financement des retraites.

Vous savez, Blaise Pascal écrivait cette phrase dans ses « Pensées » : « La force sans la justice est tyrannique » On savait qu’on avait un système corrompu. On sait maintenant qu’on a un système tyrannique avec une volonté de passer en force sur une réforme brutale et injuste."

 


Par Désirs d'avenir 78 - Publié dans : Actualité - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
Dimanche 24 octobre 2010 7 24 /10 /Oct /2010 20:29
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