Vous ne vous êtes pas réjouie du renvoi de Jacques Chirac devant le tribunal correctionnel...

Ségolène Royal : Il est dommage que la justice n'ait pas eu les moyens d'être rendue plus tôt. L'exemplarité doit être la première valeur d'un dirigeant politique. Mais le temps a passé et, pour ne pas altérer l'image de la France ni celle de la fonction présidentielle, je pense que la tranquillité doit être accordée à Jacques Chirac.

Vous avez dit être favorable au débat sur l'Identité nationale lancé par Eric Besson. Etes-vous prête à y participer ?

C'est un débat dont j'ai repris l'initiative en 2006, comme le prouvent les textes de mes discours qu'on peut lire sur le site Désirs d'Avenir. Je n'ai donc pas attendu aujourd'hui pour donner ma vision de cette question centrale.

Pendant la présidentielle de 2007, vous aviez parlé du drapeau tricolore, chanté la Marseillaise dans les meetings. Pour vous l'Identité nationale passe par ces symboles forts?

Il y a beaucoup de choses dans la Nation : l'histoire, les valeurs, les symboles mais aussi l'avenir. L'identité nationale ne se forge pas uniquement dans la fascination du passé. Je n'ai pas cette approche très conservatrice. Mais je crois que l'identité nationale française se réfère essentiellement à la Révolution Française, c'est-à-dire la lutte contre les privilèges, la question des libertés, des solidarités, de la fraternité. Ce débat, je ne le crains pas. Car il peut mettre en valeur les vrais clivages entre l'instrumentalisation d'une identité nationale définie de manière restrictive, qui se confondrait avec une forme de nationalisme, et une identité nationale qui, elle, est bien ancrée sur les valeurs républicaines : liberté, égalité, fraternité.

C'est une mise en cause de la politique de Nicolas Sarkozy ?

Bien sûr. Quand une politique creuse les inégalités, cela porte atteinte au ciment de la nation. Ce qui met en cause l'identité nationale, c'est cette politique et sa succession de scandales qui dégradent l'image de la France à l'étranger. Ce sont les conséquences d'une politique au service des privilèges, du népotisme, de politiques fiscales injustes... Garantir l'égalité réelle, voilà le premier fondement de l'identité nationale.

Etes-vous d'accord pour sanctionner les atteintes au drapeau tricolore, à la Marseillaise ?

Il faut reconquérir les symboles de la Nation. C'est pourquoi j'ai souhaité faire chanter la Marseillaise dans mes meetings, revendiquer le drapeau tricolore qui appartient à tous, pas seulement à la droite. Les socialistes étaient gênés par cela, c'est un comble ! Alors que la Nation est à l'origine un concept de gauche. Mais je le répète, il est aussi grave et même plus grave de porter atteinte à l'égalité entre les Français que de porter atteinte au drapeau ou à l'hymne national, parfois d'ailleurs parce qu'on est déçu que la Nation ne tienne pas sa promesse républicaine. Si M. Sarkozy veut encore faire une loi, je lui propose un vrai sujet : l'égalité entre tous les Français.

La gauche devrait-elle s'emparer de ce débat ?

Le moment choisi par la droite pour lancer ce débat montre que c'est une opération de diversion pour sortir d'une mauvaise passe, alors que les élections régionales se profilent. C'est aussi une tentative de récupérer un certain électorat. Ce qui est condamnable c'est le moment et la façon dont le débat est lancé. En revanche, la gauche ne doit pas rejeter ce débat, et encore moins le craindre.

La burqa menace-t-elle l'identité nationale ?

La burqa ne doit pas être acceptée sur le territoire français. Faut-il pour autant faire une loi ? Je ne le pense pas. Cela risquerait de susciter un effet provocateur et de multiplier le port de la burqa. Il faut faire très attention à ne pas instrumentaliser cela.

Le gouvernement gère-t-il bien le dossier de la souffrance au travail ?

A-t-on déjà vu dans le passé des suicides dus au travail d'une telle ampleur ? Où est la valeur travail prônée par Nicolas Sarkozy ? Il y a une montée dramatique de la précarité dans le monde du travail, une intensification des dégâts du libéralisme et de formes brutales de management, des mutations forcées parce que le dialogue social n'a pas été facilité. On pourrait imaginer un système de bonus-malus pour encourager à investir dans la qualité du travail et du dialogue social. Les entreprises qui investissent dans l'amélioration des conditions de travail pourraient bénéficier de bonus. En fonction du nombre d'accidents du travail ou de maladies professionnelles, d'autres au contraire pourraient avoir un malus. Le système actuel n'est pas assez efficace et incitatif. On pourrait aussi rendre facilement accessibles à tous les rapports des inspecteurs du travail. Et, surtout, faire un plan d'urgence pour la médecine du travail.

Des familles de soldats français tués en Afghanistan en août 2008 portent plainte. Qu'en pensez-vous ?

Il faut avoir le courage de dire qu'il n'y a, hélas, pas de guerre sans victime. Ce risque est la grandeur et la servitude du métier militaire. Ceux qui s'engagent dans l'armée savent qu'ils risquent leur vie. Mais je comprends le désarroi des familles qui ont perdu un proche.

Comment expliquer que le PS ne soit pas plus haut dans l'opinion, avec le contexte que vous décrivez ?

Il faut le demander aux actuels dirigeants du PS. Ils ont voulu la direction, ils l'ont. C'est donc à eux de faire en sorte que le PS soit beaucoup plus présent dans le débat public, plus à l'offensive sur la défense des valeurs et des propositions.

François Bayrou a révélé cette semaine que vous vous étiez rencontrés pour discuter. Etes-vous prêts à travailler ensemble ?

Je trouve normal que les dirigeants politiques puissent se parler. On a échangé, il m'a fait part de son projet de parlement de l'alternance et je suis bien sûr tout à fait disponible pour travailler avec lui comme avec d'autres.

Vous seriez prête aussi à rencontrer Dominique de Villepin qui appelle à une «alternative républicaine»?

Je ne veux pas réduire ma démarche politique à des rencontres individuelles même si je suis attentive à tous ceux qui se dressent contre les dérives d'une droite dure.

On a parlé de votre solitude, des rangs qui s'éclaircissent autour de vous...

Il ne faut pas confondre solitude et liberté. Ceux qui disent cela n'ont pas compris que la politique évoluait. Je suis une femme bien ancrée dans sa famille politique mais en même temps une femme libre qui a la capacité de fédérer autour d'elle des hommes et des femmes qui viennent débattre sur des sujets de fond et travailler sur des propositions pour la France. Quel autre leader politique a une équipe capable d'animer toutes les trois semaines des universités populaires qui rassemblent plusieurs centaines de personnes, comme nous le faisons avec Désirs d'avenir ? C'est ma façon de faire de la politique, en plus de mes responsabilités d'élue à la tête de la région Poitou-Charentes pour en faire une région exemplaire dans le domaine de l'excellence environnementale et de la création d'entreprises, sans augmenter les impôts.

 

Par DA78 - Publié dans : Interventions de Ségolène - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /Nov /2009 09:15
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INVITATION
Ségolène Royal

vous invite
à l'Université populaire participative 

 

"Souffrance au travail, salaires bridés,

chômage explosif :

les salariès peuvent-ils encore croire en la valeur travail ?"

 

Le mercredi 28 octobre 2009 à 18h30
A la Mairie du 4eme arrondissement
  2, place Baudoyer - 75004 Paris

 

 

Chères amies, chers amis,

Drame des suicides à France Telecom, au Technocentre Renault de Guyancourt ou chez les éleveurs de la filière lait ; records d'accidents du travail (2000 chaque jour en France) ; intensification des tâches ; extension sans limite de l'intérim contraint et des contrats à durée déterminée ; précarisation des jeunes, des femmes, des salariés de plus de 50 ans et maintenant de tous ceux qui pensaient bénéficier d'une salutaire stabilité ; angoisse du chômage de longue durée ; stagnation des salaires pour 90% des salariés (+4% entre 1998 et 2006) et hausses parfois vertigineuses pour une minorité d'hyper-privilégiés. La question est plus que jamais à l'ordre du jour : les salariés peuvent-ils encore croire à la valeur travail ?

Soyons-en sûr : au-delà de l'amnésie volontairement entretenue par ceux qui y ont intérêt, la crise financière, économique, sociale que nous endurons est peut-être d'abord une crise du travail. Lorsque la pression des actionnaires impose aux entreprises des contraintes de rentabilité toujours plus fortes, lorsque des millions de familles n'arrivent plus à vivre des efforts qu'elles consentent au travail, lorsque les marchés domestiques ne sont plus alimentés que par le surendettement de salariés mal-payés, l'explosion est une question de temps.

Notre université sera l'occasion de sonder les raisons profondes du mal-être et de la souffrance que les travailleurs vivent aujourd'hui au quotidien. Mais aussi de réfléchir aux moyens de faire mieux et autrement. Des chefs d'entreprise seront présents et réaffirmeront la profonde proximité qui existe entre performance durable de l'entreprise, bonne rémunération des salariés et développement de conditions de travail harmonieuses Elle sera précédée par la projection d'un extrait du film « J'ai très mal au travail », de Jean-Michel Carré.

Vous êtes toujours plus nombreux à participer à nos universités populaires participatives et je tiens à vous en remercier chaleureusement. Ce succès, c'est d'abord le vôtre.

Amitiés sincères,

Ségolène Royal

 


PROGRAMME

 

Ouverture par Ségolène Royal

Interventions de :

Michel Gollac, sociologue du travail, Centre de recherche en économie et statistique (CREST)

Ivan du Roy, journaliste, auteur de « Orange stressé »

Paul Moreira, journaliste, auteur de « Travailler à en mourir »

Yves Perrot, chef d'entreprise, Président du Centre des jeunes dirigeants Paris

Et de responsables syndicaux

Clôture par Gaétan Gorce, Député de la Nièvre, Maire de la Charité-sur-Loire

 

 

Par Martine DA78 - Publié dans : Universités populaires - Communauté : Désirs d'avenir
Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /Oct /2009 10:05
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Le magazine un jour / un destin vous propose une nouvelle collection de portraits politiques.

Après Jacques Chirac, François Mitterrand, Pierre Bérégovoy et Bernard Tapie, le magazine de Laurent Delahousse revient cette saison avec plusieurs documents inédits sur le roman de la vie politique.

Le premier rendez-vous consacré à Ségolène Royal est diffusé ce mardi 20 octobre 2009 à 20h35.


Ségolène Royal, les secrets d’une ambition.

Un film inédit de Dominique Fargues

Qui est vraiment Ségolène Royal ? Pour tenter de comprendre, il faut remonter le fil de l’histoire. « Marie-Ségolène » Royal est née dans une famille bourgeoise catholique et provinciale. Sa première source de révolte? L’autoritarisme de son père militaire de carrière. Première colère, première révolte d’une femme qui n’aura de cesse de s’émanciper des hommes de sa vie. Vous découvrirez tout cela en feuilletant les chapitres de ce qui ressemble fort à un roman politique.

Ségolène Royal rencontre d’abord François Hollande, un homme auprès duquel elle se construira, s’émancipera jusqu’au jour où elle le quittera, se sentant trahie. Nouvelle blessure et nouvelle révolte d’une femme blessée mais déterminée à se lancer à la conquête des Français.

Tout comme l’avait fait avant elle François Mitterrand.

Et d’ailleurs, comment Ségolène Royal a-t-elle rencontré l’ancien Président ? Et comment un jour, a-t-elle su le convaincre de faire d’elle une députée puis une ministre ?

Après plusieurs mois d’enquête, les équipes du magazine un jour / un destin dressent le portrait inédit d’une femme politique complexe. Une personnalité faite de zones d’ombre et de contradictions, de fulgurances et de contre-pieds permanents.

Après l’échec de la dernière présidentielle, la question est de savoir jusqu’où Ségolène Royal ira-t-elle ? Certains évoquent aujourd’hui une période difficile, d’autres disent même que cette fois c’est terminé.

Et pourtant, elle croit toujours en son destin présidentiel, persuadée qu’elle a su tisser un lien particulier avec les Français.

Les équipes du magazine un jour / un destin ont recueilli des témoignages exceptionnels parmi lesquels ses frères, ses anciens amis et ses adversaires politiques.

 

Par Martine DA78 - Publié dans : Actualité - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
Mardi 20 octobre 2009 2 20 /10 /Oct /2009 09:44
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2ème tour des législatives dans la 12ème circonscription des Yvelines. Ségolène Royal apporte son soutien à Frédérik Bernard.

Extraits

« J'apporte tout mon soutien à mon ami Frédérik Bernard, qui s'est engagé dans une belle bataille pour les élections législatives. Il incarne le sens moral en politique (...).
Mobilisez-vous pour un candidat efficace, pour un candidat engagé, pour un candidat au clair sur ses valeurs, pour un candidat sur lequel vous pourrez compter. Vous pourrez compter sur Frédérik Bernard, qui par son engagement professionnel au service des autres, a fait de l'éducation des jeunes sa principale priorité.
Et dans la France d'aujourd'hui où nous subissons si durement une politique de la droite injuste, inefficace, brutale, immorale, je crois que les électeurs doivent se mobiliser pour faire barrage à cette politique de la droite et choisir un candidat qui saura bien s'occuper de vous. "

Voir la totalité de l'intervention de Ségolène Royal
Par Martine DA78 - Publié dans : Interventions de Ségolène - Communauté : Désirs d'avenir
Jeudi 15 octobre 2009 4 15 /10 /Oct /2009 09:12
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Ségolène Royal était l'invitée ce dimanche 11 octobre du Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro, l'occasion idéale pour une petite revue des troupes sur le plateau.

Et force est de constater que Ségolène est bien de plus en plus isolée (ironique). La preuve en image :

En effet, sur ses captures d'écran, on peut voir Jean-Pierre Mignard, ex-président de Désirs d'Avenir. Vous savez, celui qui avait pris ses distances avec l'ex-candidate à la présidentielle... Et celui qui a gagné il y a quelques jours le procès intenté par Ségolène Royal contre Paris Match pour des photos volées (vous noterez à ses côtés la présence d'Edith Cresson, ex-première ministre)

Egalement présents, les députés Delphine Batho, Guillaume Garot ou Gaëtan Gorce (qui réaffirmait son soutien à Ségolène Royal il y a peu sur son blog), ainsi que Dominique Bertinotti, maire du 4ème arrondissement de Paris.

 

Jean-Louis Bianco, fidèle soutien et député des Alpes de Haute-Provence, et Kamel Chibli, adjoint au maire de Lavelanet (Ariège) et déjà membre du Conseil National du PS, que Ségolène Royal a proposé à sa place à Martine Aubry pour la remplacer au bureau national du parti.

Enfin, Monique Iborra, députée de Haute-Garonne, Jean-Patrick Gille, député d'Indre-et-Loire et secrétaire national du PS à la famille, Jean-François Macaire, vice-président socialiste de la Région Poitou-Charentes et auteur de "J'ai vécu une révolution silencieuse"  et Sophie Bouchet-Petersen, la conseillère fidèle.

A propos de Pierre Bergé justement : il y a quelques jours, c'était à son tour de faire - une nouvelle fois - démentir les rumeurs à son sujet en se présentant aux côtés de Ségolène Royal, lors de son Université Populaire sur Barack Obama, ou la présidente PS de la région Poitou-Charentes a aussi réçu un soutien appuyé du philosphe Bernard Henri-Lévy.

Sur son blog, Michèle Delaunay, députée PS de Gironde réaffirme à nouveau son soutien dans un billet intitulé "Une femme qui en a" : "Ségolène a un caractère solide et du courage. Est-ce si répandu en politique, où la fragilité et l'art de contourner ou d'éviter les situations difficiles sont menu quotidien".

Sur le site de Désirs d'Avenir, (rubrique Rétablir la vérité), c'est Cyril Piquemal, directeur de cabinet de Ségolène Royal qui dément les rumeurs dans la presse concernant "son départ" (qui n'en est pas un : il est toujours là et bien là), et sur un dîner organisé récemment et relaté par Libération.

Et pendant ce temps Ségolène Royal s'entoure et travaille, après le sociologue Alain Touraine ("Si la gauche veut des idées") et le philosophe Régis Debray, elle s'affiche au côté d'Edgar Morin lors d'une Université Européenne sur les politiques de civilisation, qui a réuni début octobre des chercheurs et politiques du monde entier. On notera aussi la présence de Danielle Mitterrand, femme du défunt président.

Ceux qui ont quitté le bateau ? Peillon et Valls (qui emmène Aurélie Filipetti dans sa roue) pêchent par ambition personnelle (après tout) quand d'autres, Guérini ou Collomb, que l'on présente comme d'ex-soutiens n'ont finalement jamais vraiment été là.

C'est juste de la politique, finalement. Rien de très neuf.

Par Martine DA78 - Publié dans : Actualité - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /Oct /2009 00:00
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Retrouvez tous les comptes-rendus des Universités Populaires Paricipatives sur le site de Désirs d'avenir

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